In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 5 août 2018

B. Gilden - série Lost and found (1979)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Bruce Gilden (b.1946).
Né à New York, où il vit encore aujourd'hui, il fait des études de sociologie à l'Université de Pennsylvanie. C'est la découverte de Blow-Up, d'Antonioni (1966), qui le pousse à acheter son premier appareil photo et à s'inscrire aux cours du soir de la School of Visual Arts de New York.

B.G. - série Lost and found (1978)
Bruce Gilden photographie la rue comme personne. Armé de son flash, il s'approche à quelques dizaines de centimètres de ses sujets, presque dans leur espace intime. De cette confrontation naissent des portraits sans concession, où chaque visage révèle ses marques : rides, cicatrices, émotions brutes et expressions crues.
« If you can smell the street by looking at the photo, then it's a street photograph. »
Bruce Gilden appartient pleinement à la tradition de la street photography, mais il en pousse les codes jusqu'à leurs limites. Ses images, qui pour certaines peuvent être dérangeantes, oscillent entre documentaire, satire sociale et portrait psychologique. Parfois controversées, elles alimentent les débats sur l’éthique de la photo de rue et soulèvent depuis longtemps des questions sur les frontières parfois imprécises entre témoignage, intrusion et regard porté sur le réel. À travers ces visages saisis à bout portant, Gilden compose aussi le portrait d’une société où tout semble se lire sur les corps : l’âge, la fatigue, la précarité, la marginalité, l’excès, mais aussi une irréductible singularité.
 © Veilleur de Nuit – 2018

TI1
ICI

samedi 4 août 2018

Aegidius Albertinus - Hirnschleiffer
Une image et des mots. Cette illustration, un renard avec un masque, est tirée d'un ouvrage intitulé  Aegidii Albertini Hirnschleiffer et publié à Munich en 1618.
Aegidius Albertinus (vers 1560-1620) était un écrivain, traducteur et éditeur allemand d’origine flamande qui a joué un rôle important dans la diffusion des idées catholiques en Allemagne pendant la Contre-Réforme.
Le titre Hirnschleiffer pourrait se traduire par « aiguiseur d’esprit » : Hirn signifie « cerveau » et Schleiffer (aujourd’hui Schleifer), « aiguiseur » ou « affûteur ». Il s’agit d’un titre métaphorique pour un ouvrage d’emblèmes moraux et religieux destiné à faire réfléchir le lecteur.
Je n’en sais pas davantage sur la signification précise de cette illustration ; mais pour aller avec le renard masqué, voici quelques lignes d’Hannah Arendt, extraites de La crise de la culture (1954).

Il n'a jamais fait de doute pour personne que la vérité et la politique sont en assez mauvais termes, et nul, autant que je sache, n'a jamais compté la bonne foi au nombre des vertus politiques. Les mensonges ont toujours été considérés comme des outils nécessaires et légitimes du métier de politicien et de démagogue.
NH1

ICI

dimanche 29 juillet 2018

J. Ternoff - One and one
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’artiste américaine Janet Ternoff (b.1985). Autodidacte, elle se consacre à la peinture réaliste de paysages urbains, principalement à New York, où elle est née et vit toujours.
Je connais assez peu son parcours, ses influences ou ses références, mais j’apprécie beaucoup son travail.

J.T. - Verrazano Bridge
Ce que j’aime d’abord dans ses toiles, c’est leur atmosphère. Et j’ai un faible pour ses représentations de lieux emblématiques comme le JG Melon, l’un des plus anciens restaurants de burgers de New York, ou la pizzeria Lombardi’s, dans le quartier de Little Italy, même si ce ne sont pas ceux que j’ai retenus pour cette publication...
Une prochaine fois, peut-être, quand j'en saurai davantage sur elle et sur son œuvre. En attendant : son blog, et son site.
 © Veilleur de Nuit – 2018
LD1

ICI

dimanche 22 juillet 2018

E.C. - La rue Norvins, Paris (1946)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Edward Clark (1911-2000). Né à Nashville, dans le Tennessee, Ed Clark abandonne le lycée pour travailler au Nashville Tennessean en prétendant être déjà photographe – un pari audacieux qui fonctionne et marque le début d’une longue carrière. Il rejoint Life comme pigiste dès 1936 et devient photographe permanent en 1944, tout en continuant à vivre à Nashville, une liberté que le journal lui accorde en raison de la qualité de son travail.
E.C. - Marilyn Monroe
Griffith Park, L.A.
 (1950)

Il est notamment l’auteur du célèbre cliché de l’adjudant-chef Graham Jackson pleurant le président Roosevelt le 13 avril 1945.
Mais, parmi toutes les photographies qu’il réalise pour le great American magazine, ce portrait d’un jeune peintre dans une rue de Montmartre est, de son propre aveu, celle qu’il préfère.
« I didn't know where France was, let alone Paris. It was so beautiful that I just started photographing. » Juste ça, le bonheur très simple de voir.
 © Veilleur de Nuit – 2018

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...