| BH5 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 19 mai 2018
dimanche 13 mai 2018
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| Tami Bone - Storm (2012) |
Le plus souvent en noir et blanc, elle met en scène des figures humaines, des animaux ou des objets dans des décors qui semblent flotter entre rêve et mémoire. Ses compositions, souvent très théâtrales, parlent de l’enfance, de la perte, du sacré, mais aussi de la terre natale et des mythologies personnelles.
À propos de Mythos, la série dont sont extraites ces deux photographies, elle dit : « Ce travail est mon histoire. Les images sont parfois, mais pas toujours, la construction de plusieurs images. Chacune commence par des notes prises à propos d’un souvenir particulier ou d’une image de mon enfance »…
Une grande partie du travail de Tami Bone m’échappe pourtant. Certaines images plongent dans un univers si intime, nourri de souvenirs et de symboles personnels, que ce qu’elles racontent m’est trop étranger – ou lui est trop personnel. Ce qui, au fond, revient au même. En revanche, j’aime beaucoup les deux photographies choisies ici, aussi bien pour leur qualité esthétique que pour ce qu’elles suggèrent. Elles me laissent l’espace nécessaire pour y projeter ma propre histoire.
© Veilleur de Nuit – 2018
dimanche 6 mai 2018
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| H.R.N. - Irises in the garden (1882) |
C'est cette alliance de fidélité au réel et de sensibilité qui le rapproche naturellement des préraphaélites anglais, dont il partage le goût du détail et l'admiration pour la nature. En 1864, il rejoint d'ailleurs l'American Pre-Raphaelites.
Au printemps 1870, il se rend en France et suit quelque temps les enseignements de Jean-Léon Gérôme. La guerre franco-prussienne le pousse ensuite à gagner l’Italie, où il passera le reste de sa vie. C'est là, sur la côte toscane, qu'il peint ce jardin de curé baigné de lumière, au bord du golfe de La Spezia, en mer de Ligurie, que l'on surnomme le "Golfe des Poètes". Shelley s'y est noyé.
© Veilleur de Nuit – 2018
samedi 5 mai 2018
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| E. Schiaffino - Portrait de Margot (1890) |
Élève de Puvis de Chavannes, il est aujourd’hui presque oublié et c’est donc avec plaisir que je publie ce Portrait de Margot (1890). Cet air de lassitude un peu agacée sur son joli visage, est-ce qu’il s’adresse à un amoureux trop peu audacieux qui lui récite des poèmes au lieu de la courtiser ? Ou bien, effet Koulechov, est-ce simplement une idée née de la lecture de ces quelques vers ? Ils sont d’un autre Argentin, Julio Cortázar, extraits de Cinco últimos poemas para Cris.
Ahora escribo pájaros.
No los veo venir, no los elijo,
de golpe están ahí, son esto,
una bandada de palabras
posándose
una
a
una
en los alambres de la página,
chirriando, picoteando, lluvia de alas
y yo sin pan que darles, solamente
dejándolos venir. Tal vez
sea eso un árbol
o tal vez
el amor,
[.....]
No te voy a cansar con más poemas.
Digamos que te dije
nubes, tijera, barriletes, lápices,
y acaso alguna vez
te sonreíste.
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