In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 6 mai 2018

H.R.N. - Irises in the garden (1882)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’Américain Henry Roderick Newman (1843-1917), associé aux préraphaélites et particulièrement connu pour ses aquarelles très détaillées de paysages, d’architectures et de scènes de nature. Né à Easton, dans l’État de New York, il commence en 1860 des études de médecine pour suivre les pas de son père. Mais celui-ci meurt l’année suivante et Newman, qui n’a alors que 18 ans, abandonne la médecine pour se consacrer à la peinture, en autodidacte. Remarqué et encouragé par John Ruskin, le grand critique d’art britannique, Newman pratique une peinture d’une minutie presque scientifique, héritée de l’observation naturaliste : fleurs, plantes, arbres, paysages de montagne ou côtes rocheuses sont rendus avec une précision méticuleuse, sans perdre pour autant leur poésie.

H.R.N. - The priest's garden
(1883)
C'est cette alliance de fidélité au réel et de sensibilité qui le rapproche naturellement des préraphaélites anglais, dont il partage le goût du détail et l'admiration pour la nature. En 1864, il rejoint d'ailleurs l'American Pre-Raphaelites.
Au printemps 1870, il se rend en France et suit quelque temps les enseignements de Jean-Léon Gérôme. La guerre franco-prussienne le pousse ensuite à gagner l’Italie, où il passera le reste de sa vie. C'est là, sur la côte toscane, qu'il peint ce jardin de curé baigné de lumière, au bord du golfe de La Spezia, en mer de Ligurie, que l'on surnomme le "Golfe des Poètes". Shelley s'y est noyé.
 © Veilleur de Nuit – 2018

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