| MJ1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 2 octobre 2016
samedi 1 octobre 2016
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| Maynard Dixon - Forgotten man (1934) |
"[.....] Est-ce que tout ne tournait pas remarquablement mal ? Et de tous les côtés ! Un article en trois parties allait échouer pour le simple motif que je n'avais pas dans ma poche un bout de crayon de dix öre !
Et si je redescendais rue des Saules pour me faire rendre mon crayon ?
Il me resterait encore le temps d'achever un bon morceau avant que le Parc fût rempli de promeneurs. Et puis tant de choses dépendaient de ce Traité de la connaissance philosophique, peut-être le bonheur de plusieurs hommes, on ne sait jamais." Knut Hamsun, La faim (1890).
dimanche 25 septembre 2016
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| A.S. - Above us (1890) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre australien Arthur Streeton (1867-1943), l’un des peintres majeurs de l'École impressionniste d'Heidelberg, avec Frederick McCubbin et Tom Roberts (voir publication du 26 juin). Roberts disait de sa peinture qu’elle était « emplie d’air et de lumière ». Ce courant apparu à la fin du XIXᵉ siècle cherche à renouveler la peinture australienne en plein air, loin de la tradition victorienne.
Influencé par Turner, Streeton suit peu d’études artistiques, à l’exception des cours du soir qu’il fréquente de 1882 à 1887 à la National Gallery School, alors la principale école d’art d’Australie.
Il y reçoit notamment l’enseignement du peintre paysagiste suisse Louis Buvelot, qui joue un rôle important dans la formation des futurs peintres de l’école de Heidelberg.
Mais c’est sa rencontre avec Tom Roberts qui donne un nouvel élan à sa carrière. Avec Roberts et McCubbin, il peint sur le motif les grands espaces australiens, leur chaleur et leur lumière.
En 1889, installé dans le bush, il écrit :
« I sit here in the upper circle surrounded by copper and gold, and smile with joy under my fly net as all the light, glory, and quivering brightness passes slowly and freely before my eyes. Nothing happier than this. I shout and laugh at my immense wealth, all free and without responsibility. Who could steal this from me? »
© Veilleur de Nuit – 2016
samedi 24 septembre 2016
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| Clarence Benjamin (1945) |
Pour aller avec, voici un extrait de Ouvrier et soldat, le récit autobiographique de Léon Bronchart (1896-1986) dont ce sera demain le 30ème anniversaire de la disparition.
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| Léon Bronchart |
Le 31 octobre 1942, il est cheminot à Montauban.
"Quand, en attendant ma mise en tête, j'assiste à l'évolution d'une rame que l'on ajoute au train que je dois emmener.
Sur les marchepieds, des éléments de la Police d'État gardent les portières. J'effectue ma mise en tête et je m'enquiers auprès du sous-chef de gare de la raison d'un tel service d'ordre et de sécurité.
Il m'apprend que ce sont des internés politiques que l'on transfère d'Eysse à Saint-Pol-des-Jeaux. Aussitôt, ma détermination est prise, je refuse d'emmener le train.
Chef de gare, chef de dépôt, sous-chef de dépôt, inspecteur viennent au pied de la machine discuter avec moi : malgré les conseils, les objurgations, les sommations, les menaces, j'ai continué à refuser; quand j'en ai eu assez, j'ai coupé moi-même la machine, et avancé auprès du mat. Rentré au dépôt, je me suis rendu au bureau du chef de dépôt, au sous-chef j'ai dit: "Si vous voulez, faites venir un médecin pour qu'il puisse constater que je ne suis ni fou ni ivre".
Léon Bronchart a reçu en 1994 le titre de Juste parmi les nations. Il est le seul cheminot a avoir refusé de conduire un train de prisonniers.
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