In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 18 septembre 2016

A.O. - Reclamation, Power to the people (2011)
La veillée du dimanche. Deux œuvres d’Abiodun Olaku (né en 1958), figure majeure de la peinture nigériane, formé au Yaba College of Technology de Lagos entre 1976 et 1981.
Dans le sillage de maîtres tels que Yusuf Grillo, Isiaka Osunde et Kolade Oshinowo, il reçoit un enseignement exigeant qui pose les bases de son art. Celui-ci s’est aussi nourri d’admirations diverses – de Michel-Ange à Monet, en passant par Rembrandt, Grillo ou Ben Enwonwu (que j’aurai l’occasion d’évoquer bientôt).

A.O. - Conversations (2014)
Chez Olaku, les scènes de la vie quotidienne prennent une autre allure dans la pénombre. Ce ne sont pas des lumières qui enveloppent, mais des foyers – réverbères, fanaux, feux de camp – qui percent l’obscurité et signalent une présence. On est entre réalisme et mystère, entre le concret et le spirituel, entre le visible et ce qui veille.
« Ce qui me tient à cœur, c’est que mon art communique et touche l’esprit du spectateur, quel que soit le temps ou le lieu. [...] L’honnêteté de l’intention me procure toujours une part de satisfaction, car je crois que tout artiste finit par se soumettre au jugement suprême du temps.
Et le temps finit toujours par dire la vérité. [...] Je crois que l’art peut changer le monde en inspirant les gens à voir la beauté et la bonté dans leur environnement. »
 © Veilleur de Nuit – 2016

NC8
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dimanche 11 septembre 2016

Alejandro Durán - Washed up
La veillée du dimanche. Deux réalisations de l’artiste multimédia mexicain Alejandro Durán (né en 1976), qui vit actuellement à New York. Elles font partie de sa série Washed Up, projet au long cours mené sur les plages de Sian Ka’an, une réserve naturelle du sud du Mexique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Formé à l’art et au design à Philadelphie, puis au Centre International de Photographie de New York, Durán aborde dans son travail les thèmes de l’écologie, de la mondialisation et de la relation entre l’homme et la nature.

A.D. - Washed up
Depuis 2010, pour Washed Up, il collecte sur cette côte isolée des déchets plastiques venus de plus de cinquante pays et portés par les courants océaniques. Plutôt que de simplement les documenter, il les intègre dans des installations in situ, disposées selon une logique presque organique : lignes de bouteilles qui épousent le tracé du rivage, filets et bouchons fondus dans la végétation, fragments colorés ponctuant la plage comme s’ils en faisaient naturellement partie. Le paradoxe est là : ce détournement séduit par son esthétique et alarme par ce qu’il révèle.
Pour en savoir plus sur lui, sur sa démarche et son travail, c'est [ICI].
 © Veilleur de Nuit – 2016
AL1
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dimanche 4 septembre 2016

A.V. - Nuit blanche (c.1914)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du russe Alexandre Vakhrameïev (1874-1926), déjà présenté en mars 2009. Il entre en 1895 à l'école de dessin de la princesse Maria Tenicheva, elle-même artiste et grande mécène, où il suit l'enseignement d'Ilya Repine, membre éminent du groupe des Ambulants et figure majeure du réalisme russe. L'année suivante, il s'inscrit à l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

A.V. - À la vitrine du premier magasin
(1921)
Son œuvre s’attache à la vie du peuple russe et prend souvent la forme d’une critique sociale assumée, non dépourvue de lyrisme et parfois d’un certain humour.
Il sera l’un des premiers artistes à représenter les événements de la Révolution d'Octobre, notamment dans sa série de cent cinquante dessins intitulée Scènes et types des années 1917-1921. Même si Vakhrameïev est aujourd’hui moins connu que certains de ses contemporains, cette série constitue l’un des témoignages graphiques les plus intéressants sur les premières années de la Révolution.
 © Veilleur de Nuit – 2016
LM1

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samedi 3 septembre 2016

Kevin McCollum - Black sheep, Isle of Lewis
Une image et des mots. Ce cliché de Kevin McCollum me rappelle une scène du film de La vie de Brian, évoquée par ailleurs dans l'ouvrage La vie liquide (2005) du sociologue Zygmunt Bauman, dont je me risquerai à recommander la lecture.

Brian, le héros du film des Monty Python, furieux d'avoir été proclamé messie, et poursuivi où qu'il aille par une horde d'adorateurs, s'efforce, mais en vain, de convaincre ses poursuivants de cesser de se comporter comme un troupeau de moutons et de se disperser.

"Vous êtes tous des individus!" leur hurle-t-il.
"Nous sommes tous des individus!" répondent en choeur les adeptes, comme prévu.
Seule une petite voix objecte: "Pas moi...". Brian essaie un autre argument. "Vous devez être différents!". Et le choeur de confirmer frénétiquement : "Oui, nous sommes tous différents!".
Là encore, une seule voix objecte ! "Pas moi....". Entendant cela, la foule, furieuse, cherche le dissident à lyncher, à condition de le trouver dans la masse des sosies.

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...