In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 7 août 2016

S. Granowsly - Plage de la Ponche (1926)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de Samuel Granowsky (1882-1942), peintre et sculpteur d’origine ukrainienne évoqué en juin dernier dans une publication consacrée à Émile Savitry. Formé à l’École des Beaux-Arts d'Odessa, il interrompt ses études en 1904 pour effectuer son service militaire dans le contexte de la guerre russo-japonaise, puis s'installe à Paris en 1909.

S.G. - Le port à Concarneau (1926)
C'est là que débute sa carrière artistique, au sein de ce que l'on a appelé l'École de Paris, mais pour gagner sa vie il fait le ménage au célèbre café de Montparnasse La Rotonde et pose comme modèle à l'Académie de la Grande Chaumière ; le "cow-boy de Montparnasse" devient une figure de la bohème parisienne.
Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale il retourne vivre à Odessa et ne revient à Paris qu'en 1920 ; il est membre de l'Union des Artistes Russes à Paris et, à partir de 1921, membre du groupe « Chérez », qui s'est donné pour mission de rapprocher les émigrés russes des représentants de la culture française.
Arrêté le 17 juillet 1942 au cours de la rafle du Vel d'Hiv, il est interné à Drancy puis déporté à Auschwitz où il est assassiné le 22 juillet.

JC1

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samedi 6 août 2016

Hubbles - The pillars of creation (1995)

Une image et des mots. Ceci est la version HD des Piliers de la création, la photo prise par Hubble le 1er avril 1995 d'une petite partie de la Nébuleuse de l'Aigle.
Il s'agit d'un amas de molécules d'hydrogène et de poussière interstellaire dont la dimension se mesure en années-lumière. Si l'on revenait quelques milliards d'années en arrière et que l'on assiste à la naissance de notre soleil et de notre système solaire, c'est sans doute quelque chose comme ça que l'on verrait.

Pour aller avec, voici quelques lignes de Les nuits blanches, de Dostoïevski.

La nuit était merveilleuse - une de ces nuits comme seule notre jeunesse en connut, cher lecteur. Un firmament si étoilé, si calme, qu'en le regardant on se demandait involontairement : peut-il vraiment exister des hommes méchants et capricieux sous un si beau ciel ?

LC3

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dimanche 31 juillet 2016

Olli Kekäläinen - Echoes (2012)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe finlandais Olli Kekäläinen (b.1981), déjà présenté en juin 2015. Peu exposé hors de son pays, il poursuit depuis plus de vingt ans une quête discrète de l'invisible.
O.K. - A sparse bunch (2012)

On peut penser au minimalisme japonais : peu d'éléments, beaucoup d'espace, une impression de silence et de zénitude ; la beauté est simple.
Je n'en sais pas plus aujourd'hui qu'il y a un an pour ma première publication, mais Olli Kekäläinen semble tellement sympathique que c'est avec plaisir que je le présente à nouveau.
Pour en voir plus de son oeuvre et en apprendre toujours aussi peu sur lui, c'est [ICI].
OA2
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dimanche 24 juillet 2016

A. Marquet - Le jardin à Pyla (1935)
La veillée du dimanche. Deux œuvres d’Albert Marquet (1875-1947), associé au mouvement fauviste. Formé à l’École des Arts décoratifs grâce au soutien de sa mère, qui croit en son talent et vient s’installer avec lui à Paris, il rencontre Matisse, qui deviendra son ami fidèle. Tous deux intègrent ensuite l’École des Beaux-Arts, où ils suivent l’enseignement du peintre symboliste Gustave Moreau ; ils partagent dix ans d’apprentissage et de vaches maigres.

A.M. - Les toits de Paris (1906)
Réservé et discret, réfractaire à l'autorité sans être militant, Marquet noue des liens étroits avec les milieux libertaires des années 1890-1900, sans que cela l’empêche, dans l’entre-deux-guerres, de rejoindre une gauche antifasciste plus classique. S’il n’a jamais clairement exprimé ses opinions, « il a un côté ni dieu ni maître, ni jury ni récompense », résume Sophie Krebs, conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris. En 1910, Apollinaire disait de lui : 
« Ce peintre regarde la nature avec bonté. Il y a en lui un peu de la douceur de saint François. »
L’œuvre d’Albert Marquet, avec ses formes simples et sa manière unique de capturer la beauté et la poésie de la lumière, reste une contribution importante à l’art du début du XXᵉ siècle. Comme il le disait lui-même : « Je ne sais ni écrire ni parler, mais seulement peindre et dessiner. Regardez ce que je fais. Ou je suis arrivé à m’exprimer ou j’ai échoué. En ce cas, que vous me compreniez ou pas, par votre faute ou par la mienne, je ne peux pas faire plus. »

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...