In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 18 octobre 2015

A. Eberling - Tamara Karsavina (1911)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Alfred Eberling (1872-1951), formé à l’Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, peintre de cour et photographe de rue avant l’heure.

A. E. - Tamara Karsavina
Professeur à l’Académie impériale des beaux-arts à partir de 1904, il dirige, après la Révolution de 1917, l’Association des artistes de la Russie révolutionnaire et réalise les portraits officiels de Lénine, puis de Staline.Mais Eberling s’intéresse aussi au monde du théâtre et de la danse, dont il peint plusieurs figures célèbres.
C’est le cas de Tamara Karsavina, formée aux Ballets de Saint-Pétersbourg avant de rejoindre la compagnie de Diaghilev. Sa beauté inspira même quelques vers au poète Mikhaïl Kouzmine.
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samedi 17 octobre 2015

Balthazar Korab - Florence (1966)

Une image et des mots. Une photo de Balthazar Korab, des statues en attente de restauration après l'inondation de Florence en 1966.
Les mots sont de Stefan Zweig, extraits de "Voyages" un recueil publié en 2002 de récits écrits entre 1902 et 1939.

Regarde-les donc bien ces apatrides, toi qui a la chance de savoir où sont ta maison et ton pays, toi qui à ton retour de voyage retrouve ta chambre et ton lit prêts, qui a autour de toi les livres que tu aimes et les ustensiles auxquels tu es habitué. Regarde-les bien, ces déracinés, toi qui a la chance de savoir de quoi tu vis et pour qui, afin de comprendre avec humilité à quel point le hasard t'a favorisé par rapport aux autres. Regarde-les bien, ces hommes entassés à l'arrière du bateau et va vers eux, parle-leur, car cette simple démarche, aller vers eux, est déjà une consolation ; et tandis que tu leur adresses la parole dans leur langue, ils aspirent inconsciemment une bouffée de l'air de leur pays natal et leurs yeux s'éclairent et deviennent éloquents.
Telle est bien en effet notre nature : tout le mal qui a lieu ici-bas, nous en sommes informés. Chaque matin, le journal nous lance en pleine figure son lot de guerres, de meurtres et de crimes, la folie de la politique encombre nos pensées, mais le bien qui se fait sans bruit, la plupart du temps nous n'en savons rien. Or cela serait particulièrement nécessaire dans une époque comme la nôtre, car toute oeuvre morale éveille en nous par son exemple les énergies véritablement précieuses, et chaque homme devient meilleur quand il est capable d'admirer avec sincérité ce qui est bien.

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dimanche 11 octobre 2015

E.C. - Sioux indian chiefs on horseback (c.1905)
La veillée du dimanche. 
« Silence, vois comme la piste est belle », dit une parole Sioux.
Voici deux nouvelles oeuvres du photographe ethnologue américain Edward Sheriff Curtis (1868-1952), déjà présenté ici en février 2011.

E.C. - Navajo Indians, Canyon de Chelly,
Arizona 
(1904)







Il est l’auteur d’une œuvre colossale, The North American Indian, qui réunit quelque 40 000 clichés consacrés à plus de quatre-vingts peuples amérindiens d’Amérique du Nord. Conscient de voir disparaître peu à peu les modes de vie qu’il s’attachait à documenter – The Vanishing Race est le titre de l’une de ses photographies les plus célèbres –, Curtis écrivait : « Savoir s’intégrer respectueusement à l’univers des forêts ou des plaines, savoir reconnaître l’étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie…, voilà l’essentiel de leur philosophie. »
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A.M. - Notre-Dame, soleil (1904) La veillée du dimanche. Déjà présenté en juillet 2016, voici, avec deux nouvelles toiles – encore une fois...