In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 11 octobre 2015

E Curtis - Sioux indian chiefs on horseback (c.1905)
Le vide-grenier du dimanche. 
"Silence, vois comme la piste est belle", dit une parole Sioux.
Voici encore deux oeuvres du photographe ethnologue américain Edward Sheriff Curtis (1868-1952) déjà présenté ici en février 2011.

E.C. - Navajo Indians, Canyon de Chelly,
Arizona 
(1904)








Il est l'auteur d'une oeuvre colossale à la valeur inestimable, The North American Indian, qui réunit 40.000 clichés documentant les quatre-vingt tribus amérindiennes alors présentes sur le sol américain. À propos de ces peuples qu'il voyait s'évanouir - The vanishing race -, il écrivait ceci : Savoir s'intégrer respectueusement à l'univers des forêts ou des plaines, savoir reconnaître l'étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie..., voilà l'essentiel de leur philosophie.

dimanche 6 février 2011

E.S. Curtis - The vanishing race (1904)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Edward S. Curtis (1868-1952), photographe et ethnologue américain, connu pour son immense entreprise documentaire sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, "The vanishing race" (1904). Né dans le Wisconsin et formé en grande partie en autodidacte, Curtis débute comme portraitiste à Seattle, avant d'entreprendre, au tournant du siècle, son oeuvre monumentale, The North American Indian. Pendant près de trente ans, il parcourt l’Ouest américain, photographie plus de quatre-vingts peuples autochtones, recueille récits, chants, langues et cérémonies, et réalise plus de 40 000 clichés, accompagnés de textes ethnographiques et d’enregistrements sonores.
E.S.C. - Crater Lake (1923)
Le projet est d’abord financé par le banquier J. P. Morgan.

Curtis est animé par la conviction que ces cultures sont condamnées à disparaître sous l’effet de la conquête de l’Ouest et de l’assimilation forcée. Son regard est donc moins celui d’un témoin brut, comme Timothy H. O'Sullivan, que celui d’un homme fasciné par un monde qu’il voit en train de s’effacer. « I want to make them live forever. It's such a big dream I can't see it all. » écrivait-il. Et encore : « The passing of every old man or woman means the passing of some tradition, some knowledge of sacred rites possessed by no other… » 
L’œuvre de Curtis demeure aujourd’hui un témoignage irremplaçable sur des peuples dont les modes de vie furent bouleversés en quelques décennies par l’histoire américaine.

NS2 ICI