In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 12 décembre 2010

P. M. Mønsted - Hiver à Herstedvester
(1924)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du danois Peder Mørk Mønsted (1859-1941), l’un des grands peintres du paysage nordique.
Formé très jeune à l’école de dessin du prince héritier Ferdinand, puis à l’Académie royale des beaux-arts du Danemark auprès de Julius Exner, il s’inscrit dans la continuité de l’Âge d’or danois, marqué par Christoffer Wilhelm Eckersberg et Johan Thomas Lundbye.
Il poursuit ensuite sa formation auprès de Peder Severin Krøyer, lié à la colonie de Skagen.

P.M. - Bois de Charlottelund (1918)
Comme beaucoup de ses contemporains, il complète sa formation par de longs voyages : en Italie, en Suisse, en Algérie, mais aussi à Paris, où il travaille jusqu’en 1883 dans l’atelier du très académique William Bouguereau.
Mønsted peint le scintillement de la glace sur la neige et la transparence de l’air froid. Comment ne pas être sensible à la paix et à la poésie de ses paysages d’hiver ?
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dimanche 5 décembre 2010

August Sander - Deutz bridge (1937)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe allemand August Sander (1876-1964), figure majeure de la photographie documentaire.
Issu d’un milieu modeste, il découvre la photographie en travaillant dans une mine, avant de se former dans différents studios puis d’ouvrir le sien à Cologne en 1909. À partir des années 1920, il entreprend le vaste projet Hommes du XXe siècle, qui deviendra son œuvre centrale.
A.S. - Beggar (1926)

À travers des portraits rigoureusement composés, il montre la société allemande dans toute sa diversité : paysans, artisans, bourgeois, artistes, intellectuels, chômeurs ou marginaux. Tous sont photographiés de face, sans mise en scène apparente, dans une volonté de description systématique du monde social.
« Voir, observer, et penser.. », déclarait-il en 1927, à l'occasion de l'exposition de son oeuvre à Cologne.
Avec l’arrivée du régime nazi, la publication de son travail devient impossible. En 1936, Face of Our Time, issu de son projet, est interdit et ses plaques confisquées.
« Nothing is more abhorrent to me than sugary-sweet photography full of pretence, poses, and gimmickry. For this reason, I have allowed myself to tell the truth about our times and people in a sincere manner

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samedi 4 décembre 2010

Zhang da Zhong (1990s)
Une image et des mots. J'aime bien les jolies Gardes Rouges du peintre autodidacte Zhang da Zhong. Elles n'ont pas la froideur martiale et vertueuse des héroïnes de la révolution idéalisées par le réalisme socialiste soviétique.
Et lorsque comme ici elles viennent aider aux champs, elles n'ont rien des robustes "rabotnitsa" bolchéviques, vaillantes travailleuses dans des campagnes heureuses. Ce sont des guerrières à l'air fragile, parfois même un peu espiègle, surprises souvent en train de rêvasser ou, coquettes, d'arranger leur mise.

Les mots sont de Michel Griffon, extraits de La fracture agricole et alimentaire mondiale (chez Universalis).

"Quel est l'avenir des agricultures et des alimentations dans le monde? Cette question s'est imposée avec force après la Deuxième Guerre mondiale, alors que l'Inde et la Chine subissaient des disettes et des famines. Avec la prise du pouvoir en Chine par Mao Zedong en 1949, la faim fut clairement désignée par l'Occident comme une source de révolte pouvant mener à la révolution communiste. Parallèlement, la pauvreté des paysanneries et la proportion importante parmi elles de paysans sans terre ont mis en évidence la nécessité impérieuse de développer l'accès à la terre pour accroître la production et en finir avec les famines. [.....] Mais on décompte encore aujourd'hui dans le monde autour de 850 millions de personnes sous-alimentées, soit près d'un habitant sur sept, et un habitant sur cinq vit avec moins d'un euro par jour."

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dimanche 28 novembre 2010

A. Kertész - Peggy Guggenheim (1945)
La veillée du dimanche. Du photographe hongrois naturalisé américain André Kertész (1894-1985), voici deux clichés sur l'intime plaisir de lire, ce souverain remède contre les dégoûts de la vie, disait Montesquieu. Né en Hongrie, Kertész s’initie très tôt à la photographie, mais sa carrière prend un essor décisif lorsqu’il s’installe à Paris en 1925. Dans l’effervescence de Montparnasse, il fréquente des figures majeures de l’avant-garde comme Brassaï, Mondrian et Chagall.

A.K. - New York (1965)
Ses cadrages souvent inattendus, ses jeux de miroir et de lumière et sa manière de regarder les choses sous un angle singulier annoncent déjà certains traits de la photographie humaniste et du photojournalisme moderne. Ils feront de lui l’un des grands photographes du XXe siècle. Chez Kertész, la photographie ne relève pas du document au sens strict, mais d’un regard personnel sur ce qui se présente.
« I do not document anything, I give an interpretationTechnique isn't important. Technique is in the blood. Events and mood are more important than good light and the happening is what is important

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