In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 14 février 2010

H.P. Robinson - The Valentine (1885)
Le vide-grenier du dimanche. En ce 14 février, deux clichés du photographe anglais Henry Peach Robinson (1830-1901). Figure de proue du mouvement pictorialiste, il fut un pionnier de la "photographie combinée", un procédé précurseur du photomontage qui consistait à assembler plusieurs négatifs pour obtenir une seule image.
Cette méthode lui permettait d'élaborer des scènes - souvent inspirées de la littérature -, avec une maîtrise unique de la composition et de la lumière.
D'abord peintre, Robinson s'intéresse à la photographie après 1852 et ouvre un studio en 1855 à Leamington Spa. Son travail est marqué par l'esthétique préraphaélites, par l'influence de John Ruskin, mais aussi - comme il l'écrit dans sa correspondance - par l'oeuvre de Turner.

H.P.R. - Wayside gossip (1880)
En 1892, il cofonde le groupe Linked Ring, qui défend la reconnaissance de la photographie comme un art à part entière.
Ses membres, malgré des sensibilités diverses, rejettent une approche purement technique de la photographie et veulent en promouvoir les possibilités artistiques.
Le groupe accueille bientôt plusieurs grandes figures internationales comme Edward SteichenAlfred StieglitzGertrude Käsebier ou Clarence H. White, dont certains joueront ensuite un rôle important dans la fondation de la Photo-Secession aux États-Unis.
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dimanche 7 février 2010

A.L. - The Tron Steeple, Glasgow (1927)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'écossais Andrew Law (1873-1967). Une bourse de la Glasgow School of Art, où il suit l'enseignement de Francis Newbery, lui permet en 1896 de passer six mois à Paris pour étudier à l'académie Delécluse, et suivre les cours de l'américain Robert Henri, lui-même élève de Bouguereau.

A.L. - Waterloo Street, Kilmarnock
Portraitiste réputé, travaillant souvent sur commande, Andrew Law a aussi beaucoup peint les rues et les environs de Kilmarnock, petite ville du nord-ouest de l’Écosse où il a grandi avant d’étudier à la Glasgow School of Art. Discret et peu soucieux de notoriété – « one of Scotland’s unsung heroes of the art world » –, il expose rarement hors de Glasgow. Moins audacieux que certains de ses contemporains modernistes, il reste attaché à une peinture très attentive aux visages, aux attitudes et aux codes sociaux de son époque.
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samedi 6 février 2010

Aitor Lara - Sans titre
Une image et des mots. Le cliché est du photographe philosophe espagnol Aitor Lara (b.1974), et les mots sont extraits de la Biologie de l'amour (1985) du psychiatre Marcel Schwob.

"Une fois passée la phase d'excitation due aux catécholamines du "choc amoureux" (le coup de foudre), le cerveau émotionnel s'installe dans un état que l'on pourrait qualifier d'euphorie-dépendance.
En effet, cette phase correspond pour la personne amoureuse à la présence de l'autre ; à elle seule, elle suffit à donner une joie intérieure, tout à fait différente de l'excitation amoureuse initiale, faite de calme et de sérénité. Mais cette présence, de suffisante, devient peu à peu nécessaire, puis indispensable. L'absence de l'être aimé crée un état d'angoisse que seul son retour apaise. [.....] Il faut se rappeler que le système limbique, avec en son sein le septum, centre de l'orgasme, fonctionne en grande partie avec des morphines endogènes. 
Ces endorphines qui voient leur sécrétion accrue lors de l'état amoureux, grâce à la stimulation du système de plaisir, entraînent la sensation d'euphorie ressentie par la personne qui a trouvé l' "élu de son coeur". Saturant les circuits nerveux du système limbique, elles imprègnent de bonheur toute la vie affective de la personne."
TC1

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