| IW1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 19 septembre 2009
dimanche 13 septembre 2009
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| W. Ronis - Retour des prisonniers, gare de l'Est (1945) |
Le choix n’a pas été simple, tant son œuvre est habitée par une attention constante à la beauté ordinaire du monde. Mais voici les deux images retenues aujourd’hui.
De son Nu provençal, Willy Ronis disait qu’il s’agissait de sa photo fétiche. L’image naît dans sa maison de Gordes, dans le Vaucluse. Un été de grande chaleur, il monte au grenier pour bricoler, puis redescend chercher un outil oublié. Dans l’escalier de pierre, il aperçoit sa femme, Marie-Anne, qui se rafraîchit à une cuvette d’eau. Il lui lance : « Reste comme tu es ! » Il remonte chercher son Rolleiflex, prend quatre vues et choisit la seconde. « Le miracle existe, disait-il, je l’ai rencontré. »
À propos de cette image, Philippe Sollers écrit dans Nues : « La composition est magistrale, elle dit la vraie joie de vivre… Tout vit, tout vibre doucement et veut être vu. […] Ronis parle de “miracle”. Il a raison, c’en est un. »
dimanche 6 septembre 2009
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| Gustav Wunderwald - Untitled |
Dans une Europe marquée par la Grande Guerre, la misère et les tensions sociales, ce courant réaliste s’attache à représenter sans embellissement la vie urbaine de l’entre-deux-guerres. Chez Wunderwald, ce regard se porte en particulier sur Berlin et ses quartiers ouvriers, dont il peint l’austérité et la solitude.
Je m'intéresse aux choses les plus tristes, elles me concernent. Moabit et Wedding sont les quartiers qui me bouleversent le plus, ce dépouillement, cette désolation si intéressante... (cité par Sergiuz Michalski dans son ouvrage Nouvelle Objectivité - La peinture allemande des années 20, publié en français chez Taschen en 1994).
Après l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, de nombreux artistes liés à la Nouvelle Objectivité sont contraints à l’exil, qualifiés d’“artistes dégénérés”. Wunderwald poursuit son travail en Allemagne, dans un contexte de plus en plus contraint.
samedi 5 septembre 2009
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| Balarâma et Krishna |
Une image et des mots. Mélange d'or et d'huile sur toile pour cette très belle représentation bengali de Balarâma et Krishna, datant de la fin du 19e siècle. On voit les deux frères étroitement liés, nés chacun d'un cheveu de Vishnu, qui gardent leur troupeau sur les berges de la rivière Yamuna, affluent sacré du Gange.
Pour aller avec cette image, voici la conclusion d'une nouvelle de Maupassant, La chevelure (1884).
- "Mais.... cette chevelure.... existe-t-elle réellement ?"
Le médecin se leva, ouvrit une armoire pleine de fioles et d'instruments, et il me jeta, à travers son cabinet, une longue fusée de cheveux blonds qui vola vers moi comme un oiseau d'or. Je frémis en sentant sur mes mains son toucher caressant et léger. [.....]
Le médecin reprit en haussant les épaules :
- "L'esprit de l'homme est capable de tout."
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