In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 7 février 2009

JR Eyerman - Hollywood (1952)
Une image et des mots. Un cliché de Jay R. Eyerman (1906-1985), pris à la demande de Life lors de la projection en 3D du film Bwanda Devil au Paramount Theater de Hollywood.
Pour aller avec, voici quelques lignes de Sartre, extraites de L'Être et le Néant (1943).

L'homme n'est rien d'autre que son projet.
Il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie [....]. Mais si la vie n'a pas de sens, c'est qu'elle n'est qu'une série d'actes isolés les uns des autres, qui n'ont pas de lien entre eux. C'est l'homme qui leur donne un sens en les reliant les uns aux autres, en leur donnant une direction, en faisant d'eux une totalité cohérente. C'est pourquoi chaque homme doit créer sa propre signification, doit devenir l'auteur de son propre livre de vie.

Cet extrait expose l'idée que l'existence de l'homme n'a pas de sens ou de but prédéterminé,  mais qu'il doit créer sa propre signification en reliant ses actes les uns aux autres et en leur donnant une direction cohérente. Cela met en évidence l'importance de la perspective individuelle dans la compréhension de la réalité, car chaque personne doit créer sa propre signification et sa propre vision de la vie en fonction de son propre vécu et de sa propre expérience.
AS2

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dimanche 1 février 2009

J. Mankes - Garçon lisant
(1911)
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre hollandais Jan Mankes (1889–1920). Lorsque j’ai découvert sa peinture, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’aquarelles, avant de comprendre que c’était son travail sur les blancs qui donnait à ses huiles cette impression de transparence.
Autodidacte, il commence à peindre très jeune et développe un style très personnel, intérieur, fait d’atmosphères calmes où affleurent les influences de Rembrandt et de Millet.
« L’art est la manifestation de la vie spirituelle », écrit-il en 1913. Son geste est d’une retenue presque ascétique, et les limites qu’il impose à sa palette confèrent à ses œuvres une douceur mate, voilée, parfois mélancolique.

J.M. - La Route des merveilles (1912)
Son pinceau est d’une retenue presque ascétique, et les limites qu’il impose à sa palette confèrent à ses toiles une douceur mate, voilée, parfois mélancolique.
Dans une lettre à son père, il écrit : « Je veux exprimer le calme, la paix, la pureté. Rien de plus. Mais ce n’est pas si simple. » On dirait que le silence habite ses compositions.
Son compatriote Willem Sandberg, historien de l’art et directeur du Stedelijk Museum d’Amsterdam de 1945 à 1962, parlait de la beauté à la fois lyrique et sereine de sa peinture.
Jan Mankes est mort à trente ans de la tuberculose.
CP2

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dimanche 25 janvier 2009

J.D. - Listening to the birds (1885)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de John E. Dumont (1856-1944), photographe pictorialiste américain actif à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. À une époque où la photographie cherchait encore à être reconnue comme un art à part entière, Dumont développe une approche influencée par la peinture et l’estampe : cadrages soignés, lumières travaillées, atmosphères parfois presque irréelles. Il appartient à cette génération de photographes pour qui l’appareil ne devait pas seulement enregistrer le monde, mais aussi le réinterpréter.

J.D. - Gossip by the wayside (1893)
Né, selon certaines sources, à Washington, John Dumont a vécu à New York puis à Rochester, où il travaillait comme courtier en produits alimentaires. Il commence la photographie en amateur en 1884 et se fait remarquer par ses scènes de genre réalisées en extérieur ainsi que par ses portraits de studio.
Aujourd’hui assez oublié, Dumont exposa pourtant régulièrement aux États-Unis et en Europe jusqu’au début du XXᵉ siècle. Son travail, à la fois naturaliste et marqué par l’idéalisme pictorialiste, lui valut d’être rapproché du Britannique Henry Peach Robinson, auquel je consacrerai d’ailleurs une prochaine publication.

TI2

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...