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| PM2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 23 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
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| Tore Johnson - Paris (1950) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe suédois Tore Yngve Johnson (1928-1980), qui fut l'un des membres du collectif Ten photographers, créé en 1958.
À la fin des années 40, avant de devenir indépendant, il est l'assistant de deux de ses compatriotes : le grand photographe de presse Karl Werner Gullers - dont l'un des clichés fut choisi par Steichen pour sa monumentale exposition The Family of Man -, et Sten Didrik Bellander, figure majeure de la photographie suédoise qui fut lui-même assistant de Richard Avedon à l'occasion après-guerre d'un séjour d'un an à New York.
Puis, au début des années 1950, Tore Johnson séjourne à Paris en compagnie d’autres photographes suédois, une expérience qui va marquer profondément son art.
Attentif et sensible à ceux qui vivent en marge, il a été fortement marqué par la photographie humaniste, alors en plein essor, qui s’intéresse à la vie quotidienne telle qu'elle est, sans chercher l’effet. Les deux documents que j'ai choisis datent de cette période.
dimanche 9 novembre 2008
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| F. Vallotton - Lever de soleil (1910) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Félix Valloton (1865-1925). Issu d’une famille protestante de Lausanne, il s’installe à Paris en 1882, où il intègre l’Académie Julian : un atelier privé fréquenté par de nombreux artistes postimpressionnistes, dont les futurs Nabis. À cette époque, Vallotton est influencé par Ingres, Manet et le japonisme, influences qu’il synthétise dans un style graphique rigoureux, parfois austère.
Il se fait d’abord connaître par ses gravures sur bois, qu’il commence à produire vers 1891, et qui rencontrent un succès important, notamment dans les revues La Revue blanche ou L’Assiette au beurre.
Son style épuré et contrasté, nourri par l’estampe japonaise, fait de lui l’un des grands rénovateurs de la xylographie moderne.
En 1892, il rejoint le groupe des Nabis, dont il partage certains principes (aplats de couleur, contours marqués, rejet du naturalisme académique), tout en gardant une position à part. Il s’en éloigne ensuite, et développe un style plus personnel, influencé notamment par Ingres et Holbein, qui conjugue une grande précision de dessin à une atmosphère parfois étrange.
Pendant la Première Guerre mondiale, bien qu’il ne soit pas mobilisé, il se rend sur le front à plusieurs reprises comme correspondant ; il en rapporte une série de toiles à caractère patriotique, ainsi qu’un ensemble d’estampes regroupées sous le titre C’est la guerre (1915).
Chez la plupart des artistes que j’aime, choisir deux ou trois œuvres est assez simple. Mais avec Vallotton, comme avec le Mondrian figuratif, j’ai du mal à trancher, même en me limitant à la peinture. Et c'est donc aux astres que je m'en remets pour faire aujourd'hui ce choix ; c'est ce à quoi nous porte l'étude d'Aratus et de Madame Soleil.
dimanche 2 novembre 2008
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| G. Tice - Telephone booth, 3 a.m., Rahway, NJ (1974) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe George Tice (b.1938), figure discrète mais importante de la photographie américaine, qui a consacré son travail en noir et blanc aux paysages et aux lieux ordinaires des États-Unis.
Il a commencé à s'intéresser très jeune à la photographie, dès l'âge de 14 ans, et a fréquenté la Newark School of Fine and Industrial Arts ; il a ensuite suivi l'enseignement de Minor White à Rochester, dans l'État de New York.
À partir de 1962 il travaille comme photographe indépendant et collabore à diverses publications comme Life ou Time magazine ; il enseigne aussi la photographie à la Parsons School of Design de New York.
Originaire du New Jersey, où il vit toujours, Tice a fait de sa région natale l’un de ses sujets de prédilection : petites villes en mutation, rues désertes, bâtiments désolés voire abandonnés, figures humaines absentes ou éparses et qui paraissent désoeuvrées....., autant de fragments d’une Amérique quotidienne, silencieuse, et toujours observée avec justesse.
To me, photography is an art of observation. It's about finding something interesting in an ordinary place... I've found it has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them.
Ses gris mélancoliques sont comme une élégie à la lumière et à la matière du monde.
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