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| F. Vallotton - Lever de soleil (1910) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Félix Valloton (1865-1925). Issu d’une famille protestante de Lausanne, il s’installe à Paris en 1882, où il fréquente l’Académie Julian, atelier privé très lié aux milieux artistiques de l’époque et où se côtoient notamment plusieurs futurs Nabis. Influencé par Ingres, Manet et le japonisme, il développe très vite un style très personnel rigoureux, aux contours nets et aux compositions souvent volontairement dépouillées.
Il se fait d’abord connaître par ses gravures sur bois, qu’il commence à produire vers 1891, et qui rencontrent un grand succès, notamment dans La Revue blanche ou L’Assiette au beurre. Leur noir et blanc très contrasté, hérité en partie de l’estampe japonaise, renouvelle profondément la xylographie moderne..
En 1892, il rejoint le groupe des Nabis, dont il partage certains principes (aplats de couleur, contours marqués, rejet du naturalisme académique), tout en gardant une position à part.
Il s’en éloigne ensuite pour développer un style plus personnel, influencé notamment par Ingres et Holbein, où la précision du dessin se conjugue à une atmosphère parfois étrange.
Pendant la Première Guerre mondiale, bien qu’il ne soit pas mobilisé, il se rend sur le front à plusieurs reprises comme correspondant ; il en rapporte une série de toiles à caractère patriotique, ainsi qu’un ensemble d’estampes regroupées sous le titre C’est la guerre (1915).
Chez la plupart des artistes que j’aime, choisir deux ou trois œuvres est assez simple.
Mais avec Vallotton – comme avec le Mondrian figuratif – le choix devient beaucoup plus difficile, même en se limitant à la peinture. Alors, pour cette fois, je me suis remis aux astres ; c’est peut-être ce à quoi nous conduit l’étude d’Aratus et de Madame Soleil.

