| AG1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 20 juillet 2008
dimanche 13 juillet 2008
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| Antanas Sutkus - Irena (1959) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe lituanien Antanas Sutkus (b.1939), figure essentielle de la photographie de son pays et, plus largement, d'une forme d'humanisme visuel de l'après-guerre. Après avoir étudié au Vilnius Art Institute, il commence à travailler comme photographe indépendant dans les années 1960.
Dès lors, dans l’URSS des années 1960 à 1980 et à rebours de l’imagerie officielle, Sutkus va patiemment construire une œuvre discrète consacrée à la vie quotidienne en Lituanie. Il ne photographie ni les manifestations officielles ni les symboles du régime : il préférait les visages d’enfants, les vieux assis sur des bancs, les passants dans la lumière d’été..., autant de scènes simples, mais chargées de gravité et de poésie.
« Je ne m'intéresse ni à l'exotique ni à l'érotique.
Je m'intéresse à l'humain. Je ne photographie pas pour la photographie ; je photographie pour les hommes. »
Considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands photographes de l'ex Union soviétique, il fut le cofondateur de la Société lituanienne d'art photographique et l'auteur de nombreux livres sur la Lituanie et les pays du bloc de l'Est.
Son travail a été fortement marqué par la photographie humaniste, ce courant essentiellement français qui, en remettant l'homme au centre du regard, répondait à sa manière aux blessures du conflit et aux difficultés de la reconstruction dans l'immédiat après-guerre. Parmi ses influences, Antanas Sutkus cite Henri Cartier-Bresson, W. Eugene Smith et Robert Capa, mais aussi des peintres et des poètes lituaniens.
dimanche 6 juillet 2008
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| W. G. - Chant des hirondelles |
Après des études d'ingénieur, il entre aux Beaux-Arts de Hangzhou, où il suit l'enseignement du grand Lin Fengmian, pionnier du dialogue entre arts chinois et occidentaux. En 1947, il part pour Paris et se forme à l'École nationale supérieure des beaux-arts, où il découvre Braque, Cézanne, Utrillo, Van Gogh.
Dès lors, Wu Guanzhong passe sa vie à bâtir un pont entre deux mondes : celui de la calligraphie et de la peinture de paysage classique chinoise, et celui de l'abstraction lyrique et du modernisme européen.
Il disait : « La beauté est l’âme de l’art, l’émotion est son sang », et toute son œuvre semble chercher cet équilibre fragile où le trait calligraphique rencontre la liberté de l'abstraction. En montrant que la modernité pouvait s’ancrer dans des racines anciennes sans les renier, Wu Guanzhong a ouvert une voie nouvelle pour l’art chinois du XXᵉ siècle. Revenu en Chine en 1950, il ne cessera jamais de produire, malgré la condamnation de son travail par la Révolution culturelle.
samedi 5 juillet 2008
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| Tanja Jeremić |
Une image et des mots. Les rêves que fait le ciel, disait je crois à peu près Chesterton à propos des nuages...
... et nous voilà lancés dans des rêveries sans fin. Nous les contemplons avec une sorte de vertige, comme si leur flottement avait le pouvoir de nous faire perdre l'équilibre, et leurs formes étranges et capricieuses évoquent des souvenirs enfouis au plus profond de notre être.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu (1913-1927)
L'image est de l'artiste serbe Tanja Jeremić (b.1984).
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