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| A. Arkhipov - Les lavandières (1899) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du russe Abram Iefimovitch Arkhipov (1862-1930). Issu d’une famille de paysans pauvres, il bénéficie pourtant de l’effort de ses parents, qui l’envoient dès l’âge de quinze ans à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Arkhipov appartient à cette génération d’artistes qui émerge au tournant des XIXe et XXe siècles, dans une Russie où l’art oscille entre héritage académique et aspirations modernes, parfois radicales. À Moscou, il est l’élève de Vassili Perov, qui l’encourage à faire du réel le cœur de sa peinture, sans l’embellir. Il poursuit ensuite sa formation à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, avant de revenir à Moscou où il suit l’enseignement de Vassili Polenov.
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| A.A - Après le dégel (1895) |
Diplômé, il entreprend avec quelques camarades un voyage le long de la Volga : ils peignent sans relâche, vivent chez l’habitant, partagent la vie des villages paysans.
C'est ainsi qu'il rejoint en 1890 un groupe progressiste de peintres réalistes appelé "Peredvizhniki" –
les Ambulants – un groupe de peintres réalistes qui, depuis une vingtaine d’années, sillonne les campagnes russes pour y organiser des expositions itinérantes, avec l’ambition de sortir l’art des salons et de le confronter directement à la vie du peuple.
Ce que j’apprécie particulièrement chez Arkhipov, c’est cette alliance entre poésie et réalisme, qui donne à ses œuvres une double dimension à la fois esthétique et documentaire.
C’est précisément cette tension entre beauté plastique et justesse du regard sur la vie ordinaire qui me touche et que je recherche le plus souvent dans l’art, qu’il s’agisse d'ailleurs de peinture, de photographie ou de cinéma.