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| Sasha Hartslief (2019) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de la peintre sud-africaine Sasha Hartslief (b.1974). Autodidacte passionnée de dessin depuis l'enfance, elle s’est inspirée pour se former de maîtres classiques et impressionnistes, de Singer Sargent à Ingres.
Ses peintures, souvent des scènes d’intérieur, s’intéressent à des moments familiers de la vie quotidienne et sont tout imprégnées de sensibilité : les personnages sont souvent seuls ou plongés dans la contemplation, les couleurs sont douces. J'aime l'atmosphère de ces tableaux, subtile et intimiste ; cette façon de révéler sans emphase – par des postures, par des attitudes et des regards – la singularité de l'expérience humaine.
Mais au fait, qu'est-ce qui nous retient devant un tableau ? Son sujet ? Et s'il n'est pas figuratif ?
Alors le choix des couleurs "en un certain ordre assemblées", selon l'expression de Maurice Denis que je présenterai bientôt ? Ou bien, comme c'est le cas ici pour moi pour un des tableaux, parce qu'il me rappelle un cliché de Todd Hido ? C'est une vaste question qui mérite mieux qu'une parenthèse. Beaucoup ont écrit des livres entiers sur le sujet, et mieux que je ne serais ici capable de le faire. Mais peut-être pourrai-je un jour y consacrer au moins une chronique ?
© Veilleur de Nuit – 2025
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