In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 3 mars 2024

A.A. - Paysage d'hiver (1873)
Le vide-grenier du dimanche. Voici deux autres oeuvres d'Anders Andersen-Lundby, déjà présenté ici en décembre 2018 avec deux paysages d'hiver.
Le paysage reste omniprésent, mais les figures humaines introduisent une dimension narrative qui me plaît beaucoup ; j'aime, au-delà de la beauté d'une œuvre, ce qu'elle me laisse entrevoir d'une époque et d'une manière de vivre.
C'est sans doute la même raison qui me fait aimer la photographie de rue et la photographie documentaire : pour ce que les images racontent d'une époque, d'une société et de ceux qui y vivent.

A.A. - Route hivernale (1883)
Dans Paysage d'hiver (1873), un homme s'est arrêté devant un portail où l'attend quelqu’un. Une visite ordinaire, une simple conversation peut-être. Dans Route hivernale, des attelages passent devant une ferme – ou la quittent ; des cavaliers à l'arrêt échangent quelques mots sur la route détrempée.
Rien d'exceptionnel, rien de spectaculaire, aucune dramaturgie... Pourtant, on se surprend à vouloir connaître la vie de ces gens, à imaginer d'où ils viennent, où ils vont, quelle est leur histoire.
Avec leurs ciels bas, leurs plaines enneigées et leurs lumières froides, les peintures d' Andersen-Lundby expriment une forme de beauté à la fois mélancolique et sereine ; elles comptent pour moi parmi les plus belles évocations de la nature nordique.

NR1 ICI