In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est paysage d'hiver. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est paysage d'hiver. Afficher tous les articles

dimanche 3 mars 2024

A.A. - Paysage d'hiver (1873)
Le vide-grenier du dimanche. Voici deux autres oeuvres d'Anders Andersen-Lundby, déjà présenté ici en décembre 2018 avec deux paysages d'hiver.
Le paysage reste omniprésent, mais les figures humaines introduisent une dimension narrative qui me plaît beaucoup ; j'aime, au-delà de la beauté d'une œuvre, ce qu'elle me laisse entrevoir d'une époque et d'une manière de vivre.
C'est sans doute la même raison qui me fait aimer la photographie de rue et la photographie documentaire : pour ce que les images racontent d'une époque, d'une société et de ceux qui y vivent.

A.A. - Route hivernale (1883)
Dans Paysage d'hiver (1873), un homme s'est arrêté devant un portail où l'attend quelqu’un. Une visite ordinaire, une simple conversation peut-être. Dans Route hivernale, des attelages passent devant une ferme – ou la quittent ; des cavaliers à l'arrêt échangent quelques mots sur la route détrempée.
Rien d'exceptionnel, rien de spectaculaire, aucune dramaturgie... Pourtant, on se surprend à vouloir connaître la vie de ces gens, à imaginer d'où ils viennent, où ils vont, quelle est leur histoire.
Avec leurs ciels bas, leurs plaines enneigées et leurs lumières froides, les peintures d' Andersen-Lundby expriment une forme de beauté à la fois mélancolique et sereine ; elles comptent pour moi parmi les plus belles évocations de la nature nordique.

dimanche 21 janvier 2024

Belá Czene
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre hongrois Belá Czene (1911-1999). Formé de 1930 à 1933 à l'Académie hongroise des Beaux-Arts, il y suit l'enseignement de Gyula Rudnay, fondateur de la colonie d'artistes de Baja et figure majeure de l'école d'Alföld.
Au fil de sa carrière, Czene s'éloigne progressivement de la tradition académique de ses débuts pour évoluer vers une peinture plus libre, parfois impressionniste ou expressionniste. Il occupe ainsi une place singulière dans la peinture hongroise du XXᵉ siècle.
B.C. - Paysage d'hiver (1940)

J'aime ses paysages ruraux, ses portraits de jeunes femmes sages qui feuillettent distraitement un album ou un magazine, et tout particulièrement ses scènes simples et paisibles de la vie quotidienne. Il y a chez lui une attention particulière aux moments ordinaires, à ces instants où rien de spectaculaire ne se produit mais où semble se déposer quelque chose de la vie. « Mon désir est de vivre une vie où les émotions arrivent lentement, comme les nuages par une journée calme », écrivait Joyce Carol Oates.

dimanche 7 janvier 2024

Cuno Amiet - Arbre en hiver (1905)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du suisse Cuno Amiet (1868-1961). Formé à l'Académie de Munich – où il se lie d’amitié avec Giacometti – puis à l'Académie Julian à Paris, il séjourne en 1892 à Pont-Aven, où il découvre notamment les œuvres de Gauguin et de Van Gogh. Ce séjour marque un tournant décisif dans son parcours : il y affirme son goût pour une peinture où la couleur devient un langage à part entière.
C.A. - Grand hiver (1904)

De retour en Suisse, il se lie avec Ferdinand Hodler, puis participe au mouvement de renouvellement artistique européen du début du XXᵉ siècle. Proche de la Sécession viennoise et invité en 1906 par le groupe expressionniste allemand Die Brücke, il occupe une place singulière entre symbolisme, postimpressionnisme et expressionnisme.
Outre ses toiles de chevalet, Cuno Amiet réalise également des fresques et des gravures.
Mais c'est peut-être dans ses paysages, lumineux et sereins, que l'on retrouve le mieux ce qui fait la force de sa peinture : une nature transfigurée par la couleur.

dimanche 26 février 2023

L.M. - Pêcheurs en hiver

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre allemand Ludwig Munthe (1841-1896). Né en Norvège, Munthe étudie d’abord à Bergen sous la direction de Franz Schiertz, avant de s’installer à Düsseldorf, où il devient l’élève du paysagiste Albert Flamm à la Kunstakademie ; c'est à cette École de Düsseldorf, l’un des grands foyers européens de la peinture de paysage au XIXᵉ siècle, qu’il est généralement rattaché.
L.M. - Paysage d'hiver (1863)

Peintre avant tout de paysages animés de petites figures (le staffage), Munthe accordait généralement aux personnages un rôle secondaire, de simples présences humaines face à l’immensité de la nature. 
C’est sans doute pour cette raison que j’aime particulièrement cette toile représentant des pêcheurs au rivage : l’équilibre entre l’homme et le paysage paraît, pour une fois, plus intime et plus touchant.

dimanche 14 mars 2021

Rembrandt - La fille dans le cadre
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Rembrandt Harmenszoon van Rijn (1606-1669), figure majeure du baroque et de l'âge d'or de la peinture hollandaise
Maître du clair-obscur, Rembrandt a fait de la lumière et de l'ombre bien plus que des effets picturaux : elles deviennent chez lui des moyens de révéler les visages, les gestes et les émotions. Il signe souvent de son seul prénom, comme les grands maîtres italiens qu'il admire, et laisse derrière lui une œuvre immense, composée de plus de 300 tableaux, 300 gravures et des centaines de dessins.
R. - Paysage d'hiver (1646)

Dans une lettre à Constantijn Huygens, il résumait pourtant son ambition en quelques mots : atteindre « le mouvement le plus grand et le plus naturel » (de meeste en de natuurlijkste beweegelijkheid). Un mot qui peut se traduire aussi bien par « mouvement » que par « émotion » – et qui dit peut-être mieux que tout autre la quête de Rembrandt : donner à la peinture la vie même.

dimanche 21 février 2010

J.B. & H.R. - Le repos
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625) et de Hans Rottenhammer (1564-1625), qui unirent ici leurs talents. Fils de Pieter Brueghel l’Ancien, Jan Brueghel était célèbre pour ses paysages minutieusement détaillés, ses scènes naturalistes et sa lumière très claire. Rottenhammer, profondément marqué par son séjour en Italie, s’était quant à lui spécialisé dans les petites peintures sur cuivre et les compositions maniéristes inspirées de l’esthétique classique.

J.B.(II) & H.R. - Paysage d'hiver
Il excellait particulièrement dans la représentation des figures humaines, auxquelles il conférait une grâce et une finesse héritées de la tradition italienne, comme on le voit dans ce Repos pendant la fuite en Égypte. Leur collaboration reposait sur une répartition simple des tâches : Brueghel peignait les paysages, Rottenhammer les personnages. Le résultat est sublime.

NR1 ICI