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| Escher - Autoportrait (1935) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux lithographies du graveur hollandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972), artiste inclassable - déjà évoqué ici en novembre 2012 - dont l’œuvre a fasciné aussi bien les amateurs d’art que les mathématiciens, les architectes ou les rêveurs.
Né à Leeuwarden, il suit une formation en arts décoratifs à Haarlem, mais ce sont surtout ses voyages des années 1920, en Italie puis en Espagne, qui marquent durablement son imaginaire. Entre les mosaïques de l’Alhambra et les villages méditerranéens accrochés aux collines, Escher découvre des formes et des constructions qui nourriront toute son œuvre.
Très tôt, il s’intéresse aux jeux de perspective, aux constructions impossibles, aux métamorphoses visuelles et à tout ce qui peut troubler notre perception de l’espace.
Ses gravures, le plus souvent en noir et blanc, associent une précision presque géométrique à un goût très libre de l’invention. « My work is a game, a very serious game », disait-il.
Comment choisir dans une œuvre aussi singulière ? Entre les architectures impossibles du Belvédère, les passages de la deuxième à la troisième dimension dans Dessiner, ou les transformations progressives de Ciel et mer, le monde d’Escher semble toujours hésiter entre logique rigoureuse et illusion.
"The things I want to express are so beautiful and pure."

