In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est otto dix. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est otto dix. Afficher tous les articles

dimanche 11 novembre 2018

Otto Dix - Les joueurs de skat (1920)
Le vide-grenier du dimanche. En ce 100ème anniversaire de l'armistice de la Grande Guerre, deux oeuvres du peintre expressionniste allemand Otto Dix (1891-1969), figure majeure de la Nouvelle Objectivité, et l'un de ceux que le régime nazi qualifiera d’« artiste dégénéré ».
Formé à Dresde, à la fois à l’École des Arts et Métiers et à l’Académie des Beaux-Arts, Dix s’est d’abord nourri de l’expressionnisme avant d’adopter un réalisme dur, presque chirurgical. Rien n’a autant marqué son œuvre que son expérience du front pendant la Première Guerre mondiale : il en a rapporté une vision du monde blessée, obsédée par la violence, la mutilation et l’absurdité. Son travail, traversé aussi par les fractures sociales et morales de la République de Weimar, ne cherche pas la beauté mais la vérité nue d’une société défigurée par la guerre et la décadence. 
O.D. - Flandres (c.1935)

On admire sans doute les toiles d'Otto Dix moins pour leur « beauté » que pour l’empreinte indélébile des horreurs qu’elles portent.
Le premier tableau représente des « gueules cassées » : d'anciens combattants mutilés, aux visages reconstruits par des prothèses métalliques. Le second, Flandres, s’inspire à la fois du roman Le Feu, de Henri Barbusse, où des soldats se réveillent parmi les noyés des tranchées inondées, et du Retable d’Issenheim de Grünewald : deux visions de la souffrance que Dix réunit dans une même image de la chair et du monde en lambeaux.

samedi 26 novembre 2011

Otto Dix - Lever de soleil
Une image et des mots. Une oeuvre d'Otto Dix, peintre impitoyable de la guerre, et qui fera l'objet d'une publication.
Les mots sont un extrait du livre de Tim O'Brien, À propos de courage, qui vint d'être traduit et publié en France par Gallmeister.

C'était des durs.
Ils portaient le bagage émotionnel d'hommes qui sont susceptibles de mourir. Le chagrin, la terreur, l'amour, la nostalgie - tout cela était intangible, mais ces choses intangibles avaient leur propre masse et leur gravité spécifique, elles avaient un poids tangible. [.....] Et ils rêvaient alors à des oiseaux de liberté.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...