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| Miron Zownir - NYC (1986) |
Il est le témoin d’un monde en déréliction, celui de la zone, des toxicomanes, des désaxés ; le monde violent et désespéré de tous les inadaptés – perdants magnifiques ou non –, ce « peuple de l’abîme » dont parlait Jack London à propos des miséreux de Londres.
Pour parler de son travail, il cite une phrase de Kafka rapportée par Max Brod dans sa postface de la première édition du Château :
« Quand on a le courage de regarder les choses continûment, sans fermer les yeux pour ainsi dire, on en voit beaucoup ; mais qu’on se relâche, qu’on ferme une seule fois les paupières, et tout se perd aussitôt dans le noir. »
Ce que Miron Zownir photographie dans les cloaques des grandes métropoles - sans filtre ni pathos, mais avec une empathie brute -, ça ressemble à l'enfer. Joyeux Noël !
© Veilleur de Nuit – 2016

