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| R.D. - Hand and coat (1962) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Roy DeCarava (1919-2009), déjà cité dans la chronique consacrée en octobre 2020 à Beuford Smith.
Né à New York, DeCarava grandit au cœur de la Harlem Renaissance, période d’effervescence artistique et culturelle afro-américaine. Formé à la Cooper Union, au Harlem Art Center et à la George Washington Carver Art School, il commence par la peinture et le dessin avant de se tourner vers la photographie, d’abord comme outil de travail, puis comme moyen d’expression à part entière.
DeCarava choisit le noir et blanc pour photographier la vie quotidienne, mais son travail dépasse largement le témoignage social. Il ne cherche pas seulement à montrer une communauté ou une époque : il s’attache aux atmosphères, aux gestes, à ce qui affleure dans un visage ou une attitude.
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| R.D. - Woman and children (1952) |
En 1955, il publie The Sweet Flypaper of Life, en collaboration avec l’écrivain Langston Hughes, un ouvrage devenu majeur où ses images accompagnent un texte poétique consacré à la vie familiale à Harlem. Il photographie également de nombreux musiciens de jazz, dont certaines images deviendront des pochettes d’albums célèbres.
Durant près de six décennies, DeCarava contribue à faire reconnaître la photographie comme un véritable langage artistique et joue un rôle important dans la transmission de son expérience aux générations suivantes, notamment à travers le Kamoinge Workshop, un collectif de photographes noirs fondé à Harlem et déjà évoqué ici le 2 décembre 2012.
© Veilleur de Nuit – 2026
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