In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 mars 2013

D. Lange - Migrant mother (1936)

Le vide-grenier du dimanche. Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, deux clichés de la photographe américaine Dorothea Lange (1895-1965), figure majeure de la photographie documentaire américaine.
Ces images illustrent le travail qu’elle a mené au sein de la FSA (Farm Security Administration), déjà évoquée ici à plusieurs reprises, la première fois en décembre 2011 à propos de Russell Lee.
D.L. - Young migratory mother
(1940)

Dorothea Lange documente la condition des migrants durant les « bitter years » – les années amères de la Grande Dépression qui suivit le krach de 1929.

La première photographie, le célèbre portrait de Florence Owens Thompson entourée de ses enfants, est devenue une image universelle de la précarité et de l’inquiétude.
Comme White Angel breadline (1933), elle témoigne d’un monde frappé par la pauvreté, sans jamais perdre de vue la dignité des êtres photographiés.
« The camera is an instrument that teaches people how to see without a camera », disait Dorothea Lange.

dimanche 27 mai 2012

J. D. - Union Station, Chicago, Illinois (1943)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Jack Delano (1914–1997), né Jacob Ovcharov à Kiev, en Ukraine, et arrivé aux États-Unis en 1923 avec ses parents fuyant la révolution. Formé aux beaux-arts et à la musique à Philadelphie, il développe un regard singulier mêlant sens esthétique et engagement social. Il devient en 1940 membre de la FSA (Farm Security Administration), un organisme mis en place dans le cadre du New Deal pour venir en aide aux agriculteurs les plus durement touchés par la la Grande Dépression (voir publication du 18/12/2011)

J.D. - Locomotives roundhouse (1942)



Comme Dorothea Lange, Walker Evans ou Gordon Parks, il est envoyé à travers les États-Unis pour documenter les effets de la crise et accompagner les réformes sociales.
Mais c’est surtout son travail sur les mineurs de Pennsylvanie et sur l’activité ferroviaire qui lui apporte une véritable reconnaissance. En photographiant les gares et les trains, il documente aussi la vie ouvrière qui s’y attache, et plus largement la vie quotidienne de l’Amérique de l’époque.
To do justice to the subject has always been my main concern, écrit-il dans son autobiographie  Photographic memories, parue en 1997 (ed. Smithsonian Institution Press).
Après la guerre, il s’installe à Porto Rico où il continue de photographier, tout en se consacrant davantage à la musique et à la culture locale. L’œuvre de Jack Delano, attentive aux réalités sociales profondes, reste un témoignage puissant d’une Amérique en mutation et de ses visages souvent oubliés.

NS2 ICI