In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 6 novembre 2016

D. M. - Poster, Nakano (1990)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe japonais Daido Moriyama (b.1938), personnalité de premier plan de la photo de rue japonaise.Il s'intéresse d'abord à la peinture, et ce n'est qu'en 1959, à l'âge de 21 ans, qu'il se tourne vers la photographie.
En 1960 il devient à Osaka l'assistant de Takeji Iwamiya, étudie la photo de rue avec Seiryu Inoue, et devient l'année suivante l'assistant de Eiko Hosoe à Tokyo ; celui-ci est - avec Kikuji Kawada et Akira Sato -, l'un des co-fondateurs du collectif VIVO que Moriyama va donc rejoindre juste avant sa dissolution.

D. M. - Hunter serie (1972)
Il s’impose très vite comme l’une des références de la photographie japonaise ; membre du collectif Provoke, il développe un style radical qui rompt avec les conventions documentaires traditionnelles, et c'est une série sur la ville de Yokosuka, réalisée en 1965, qui va véritablement lancer sa carrière.
Son esthétique, il la qualifie de « are, bure, bokeh » (« rugueux, flou, hors de focus ») :
Mes photos sont souvent floues, rugueuses, striées, déformées, etc... Pour moi, il est plus important de saisir ce que je ressens avec mon corps que de respecter les exigences techniques de la photographie.

dimanche 30 septembre 2012

E.vd Elsken - Couple endormi (1953)

Le vide grenier du dimanche. Deux clichés de Ed van der Elsken, (1925-1990), figure du cinéma et de la photographie documentaire néerlandaise, dont le regard très personnel a marqué la scène européenne d’après-guerre. Né à Amsterdam, il s’installe à Paris en 1950 pour travailler comme tireur de laboratoire chez Magnum Photos. Il y découvre un univers bohème, fait de figures marginales et profondément humaines, qui vont devenir l’un des centres de son œuvre.
En 1956, il publie Love on the Left Bank, un livre photographique entre documentaire et fiction.
À travers l’histoire romancée d’une jeune femme à Paris, incarnée par l’artiste australienne Vali Myers,
il construit un récit à l’esthétique presque cinématographique qui bouleverse les codes de l’époque et fait immédiatement sa réputation.
E.vd E. - Temple, Tokyo
 
En 1959, lors de son premier voyage au Japon, Van der Elsken noue des liens étroits avec Eikoh Hosoe et le groupe VIVO.
Ces échanges élargissent son horizon et renforcent son goût pour l’expérimentation. Son travail, souvent proche de l’esthétique du snapshot, se caractérise par une grande spontanéité et une forme de liberté formelle.
Il traduit à sa manière une expérience du monde immédiate, celle que Werner Bishof (voir juin 2009) appelait le « vrai visage du monde ».

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