In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 23 novembre 2025

David Park - The bus (1954)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre américain David Park (1911-1960), figure fondatrice de l’École de San Francisco, mouvement qui marque le renouveau de la figuration dans l’Amérique des années 1950.
Né à Boston, Park s’installe très jeune en Californie, où il enseigne à la California School of Fine Arts. Avec Richard Diebenkorn et Elmer Bischoff, il s’éloigne peu à peu de l’abstraction dominante pour revenir à la figure humaine, à une époque où triomphait l’expressionnisme abstrait.
« Je voulais peindre des images que je connais et qui me tiennent à cœur. »
D.P. - Boston street scene (1954)

Ses tableaux, souvent peints de mémoire, montrent des scènes simples : des enfants qui jouent, des musiciens, des amis réunis, des baigneuses.
Les formes sont larges, les couleurs épaisses et chaudes : le rapport au monde semble direct, sans distance ni recherche d’effet. On y sent la présence du peintre – son attention à la lumière, à la matière, à la vie ordinaire.
C'est ce que j’aime dans ces œuvres – et que je retrouve aussi dans les tableaux de Dylan : cette tension entre la simplicité du sujet et la densité du geste.
Tout est proche et familier, mais la peinture dégage un grand sentiment de liberté. Dix ans plus tard, un autre vent de liberté soufflera sur la Californie ; mais chez Park, cette liberté est déjà là, inscrite dans la peinture même. « Toutes les formes d'art sont au service du plus grand de tous les arts : l'art de vivre », disait Brecht.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...