In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 25 mars 2012

Beata Bieniak - Untitled (2009)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Beata Bieniak, née en 1966 dans la petite ville polonaise de Poddębice, où elle vit encore aujourd’hui. D’abord formée comme kinésithérapeute, elle ne se tourne vers la photographie et le photomontage qu’au début des années 2010. 
Totalement autodidacte, elle travaille principalement en noir et blanc et mêle dans ses images portraits, autoportraits, objets familiers et éléments naturels.
Parmi les artistes qu’elle admire, elle cite son compatriote Dariusz Klimczak, mais aussi Salvador Dalí, Giorgio de Chirico ou René Magritte. Objets déplacés de leur contexte, paysages silencieux… on retrouve en effet dans certaines de ses images quelque chose de leur imaginaire.

B.B. - Stationary traveler
(2011)
Mais ce qui me plaît surtout dans ses photomontages, c’est leur douce étrangeté. Tout semble calme, paisible, comme si le monde avait légèrement changé sans que l’on ait vraiment à s’en inquiéter.
Ses images nous amènent ailleurs, mais sans jamais nous faire perdre le sentiment d’être dans un monde familier. « Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci », écrit Paul Éluard.
Son goût pour la peinture, la musique et la poésie n’est sans doute pas étranger à cette manière très personnelle de regarder le monde.
Ceci étant, cette chronique sur Beata Bieniak occupe probablement la majeure partie de l’espace que je consacrerai au surréalisme dans ce blog ; une place en fin de compte à la mesure de mon intérêt pour le mouvement.

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