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| DS3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 7 octobre 2023
dimanche 1 octobre 2023
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| I. Codrington - The Kitchen (1927) |
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| I.C. - Evening (1925) |
Codrington a pratiqué aussi bien l’huile que l’aquarelle, avant de se tourner à la fin des années 1920 vers la gravure et l’eau-forte, où l’on retrouve son goût pour le réalisme, les scènes de genre et les paysages inspirés de la campagne anglaise ou de ses voyages en Europe.
Sa peinture figurative, d’une élégance discrète, la rattache à la grande tradition réaliste britannique.
J’aime beaucoup les deux tableaux présentés ici. Dans The Kitchen (1927), une femme debout à sa fenêtre, un bras appuyé contre le châssis, retient le rideau tout en regardant au dehors ; sur la table, une boule de pain et une volaille encore à plumer. Mais il y a aussi une bouteille d’alcool... ; faut-il alors comprendre, selon les codes de l’époque, que c'est un homme qu'elle attend ? Et, à son attitude anxieuse, que peut-être il ne viendra pas ? Codrington n’a rien inventé – sa peinture n’est ni flamboyante ni révolutionnaire –, mais elle me touche. Le second tableau : un intérieur modeste, sans éclat, mais chargé de présence ; une tasse, c’est encore le tableau d’une solitude.
dimanche 24 septembre 2023
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| Valentin Gubarev |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre bielorusse Valentin Gubarev (b.1948). Originaire de Nijni-Novgorod, en Russie, il étudie à l’École des beaux-arts puis à l’Institut polygraphique de Moscou, avant de s’installer en 1975 en Biélorussie, où il débute sa carrière comme illustrateur de livres pour enfants.
Ses personnages, curieusement attachants, à la mine bonhomme, évoluent dans un univers de petites gens où la vie quotidienne se teinte d’humour et d’une douce étrangeté.
« Il n’y a pas de bad guys dans mon œuvre, » disait-il un jour, « aucun de mes personnages n’est négatif. »
« Il n’y a pas de bad guys dans mon œuvre, » disait-il un jour, « aucun de mes personnages n’est négatif. »
La peinture naïve est un genre auquel je suis très attaché. J’aime sa sincérité, son immédiateté, le fait qu’elle parle au cœur sans qu’il soit nécessaire d’en connaître les codes. C’est une peinture populaire, souvent modeste, mais profondément humaine. Elle est très présente dans l’art latino-américain – une culture que je connais bien pour y avoir vécu une bonne partie de ma vie – et je réalise, en rédigeant cette publication, que je ne lui ai pas encore accordé ici la place qu’elle mérite. Il faudra que j’y pense.
samedi 23 septembre 2023
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| Nébuleuse de la Carène (Hubble) |
Les mots pour l'accompagner sont un poème de Jules Supervielle, L'Allée, du recueil Les amis inconnus (1936).
Ne touchez pas l'épaule
du cavalier qui passe,
il se retournerait
et ce serait la nuit,
une nuit sans étoiles,
sans courbes ni nuages.
Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel,
la lune et son passage,
et le bruit du soleil ?
Il vous faudrait attendre
qu'un second cavalier
aussi puissant que l'autre
consentît à passer.
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