| BS4 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 7 octobre 2012
samedi 6 octobre 2012
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| Klimt - Pinewood (1902) |
Et pour l'accompagner, une petite fable de Stevenson.
Once upon a time there came to this earth a visitor from a neighbouring planet.
And he was met at the place of his descent by a great philosopher, who was to show him everything.
First of all they came through a wood, and the stranger looked upon the treees.
- “Whom have we here?” said he.
- “These are only vegetables”, said the philosopher. “They are alive, but not at all interesting.”
- “I don’t know about that,” said the stranger. “They seem to have very good manners. Do they never speak?”
- “They lack the gift”, said the philosopher.
- “Yet I think I ear them sing”, said the other.
- “That is only the wind among the leaves”, said the philosopher. “I will explain to you the theory of winds: it is very interesting”.
- “Well”, said the stranger, “I wish I knew what they are thinking.”
- “They cannot think”, said the philosopher.
- “I don’t know about that”, returned the stranger; and then, laying his hand upon a trunk;
“I like these people”, said he.
***
Il était une fois un visiteur qui arriva d’une planète voisine sur cette terre. Vint le chercher,
à l’endroit où il était descendu, un grand philosophe qui devait lui montrer tout ce qu’il y avait à voir.
Tout d’abord ils traversèrent un bois et l’étranger posa son regard sur les arbres.
- « Qui avons-nous ici ?», demanda-t-il.
- « Ce ne sont que des végétaux », répondit le philosophe. « Ils sont vivants, mais pas du tout intéressants. »
- « Je n’en suis pas si sûr », rétorqua l’étranger. « Ils semblent avoir de bonnes manières. Ils ne parlent jamais ? »
- « Ils n’ont pas le don de la parole », répondit le philosophe.
- « Pourtant il me semble les entendre chanter », observa l’autre.
- « Ça c’est seulement le vent dans leurs feuilles », énonça le philosophe. Je vous expliquerai la théorie des vents. C’est très intéressant. »
- « Eh bien, j’aimerais savoir ce qu’ils pensent. »
- « Ils sont incapables de penser », dit le philosophe.
- « Je n’en suis pas si sûr », reprit l’étranger ; puis, posant la main sur un des troncs, il dit :
- « J’aime ces gens-là. »
dimanche 30 septembre 2012
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| E.E. - Couple endormi (1953) |
Le vide grenier du dimanche. Deux clichés d'Ed van der Elsken, (1925-1990), photographe et cinéaste néerlandais au regard très personnel. Né à Amsterdam, il s’installe à Paris en 1950 pour travailler comme tireur de laboratoire chez Magnum Photos. Il y découvre un univers bohème, peuplé de figures marginales, attachantes et humaines, qui restera très présent dans son œuvre.
En 1956, il publie Love on the Left Bank, un livre photographique entre documentaire et fiction.
À travers l’histoire romancée d’une jeune femme à Paris, incarnée par l’artiste australienne Vali Myers, il construit un récit à l’esthétique presque cinématographique, qui mêle étroitement réel et fiction d’une manière alors peu courante.
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| E.E. - Temple, Tokyo |
En 1959, lors de son premier voyage au Japon, Van der Elsken noue des liens étroits avec Eikoh Hosoe et le groupe VIVO.
Ces échanges élargissent son horizon et renforcent son goût pour l’expérimentation. Son travail, souvent proche de l’esthétique du snapshot, se caractérise par une grande spontanéité et une forme de liberté formelle.
Il traduit à sa manière une expérience immédiate du monde, celle que Werner Bishof (voir juin 2009) appelait le « vrai visage du monde ».
dimanche 23 septembre 2012
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| M.T. Liepke - In her arms (2001) |
Souvent, dans l'intimité de l'alcôve ou la solitude de bars bondés, ses scènes explorent les relations amoureuses, la tendresse, l’abandon ou la désillusion.
« Although I do think about the things I am expressing, I try to make it as direct as I can - I try not to get in the way of the emotions... In essence, I believe that no matter how alone we may feel in the world, we all share the same human experiences. We all have the same basic needs for connection, love, and understanding.[....]
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| M.T. Liepke - Embrace (1995) |
Sous les coups de brosse affirmés, la texture est épaisse.
Les nuances, parfois brutes et comme délibérément malhabiles, me semblent finalement en accord avec les sentiments et les émotions qu’elles dépeignent.
« The biggest thing about my art is getting my mind to open to the point where it comes tumbling out. I can't think about brushstrokes. If I think too consciously, my arm freezes up.»
Mais au fait......, Malcolm Liepke connait-il le travail de Ed Van der Elsken ?
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