In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 20 juillet 2025

Jindřich Štreit - Krizov (1980)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Jindřich Štreit (b.1946), né en Moravie et qui a fait de la campagne tchèque son premier territoire, celui d’un monde paysan que le régime communiste prétendait glorifier mais qu’il a su montrer dans sa vérité nue : foi, travail, solitude. Condamné en 1982 pour avoir “diffamé la République” - il avait osé photographier les icônes du pouvoir accrochées dans des lieux absurdes -, il a connu la prison avant de revenir, plus libre encore, à son regard de témoin.

J.S. - Slovaquie (1988)
Depuis, cet infatigable pédagogue du réel a photographié les Roms, les malades, les détenus, les toxicomanes, les sans-abri - toujours sans pathos, avec ce mélange rare de fraternité et de rigueur. “Les actions réalisées dans le silence de l’intimité sont de la plus grande importance”, dit-il. C'est ce que sont ses images : des actes silencieux qui redonnent aux invisibles la lumière du jour. Dans le gris du monde, Jindřich Štreit saisit le souffle moral de la photographie documentaire.

LH3

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dimanche 13 juillet 2025

Wilhelm Menzler
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre allemand Wilhelm Menzler (1846-1926), né à Kassel et formé à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, où il passa la majeure partie de sa carrière. Menzler appartient à cette génération de peintres qui, à la fin du XIXᵉ siècle, s’attachaient à représenter la nature et la vie quotidienne avec un réalisme soigné et délicat.
W. Menzler - Le printemps

Il s’est particulièrement distingué par ses portraits féminins et ses scènes de plein air, souvent baignées d’une lumière douce, dorée,  qui donne à ses tableaux un charme simple et apaisant.
Ce que j’aime chez lui, c’est cette manière de peindre sans effets : des gestes calmes, des visages absorbés, un goût évident pour les tissus, les fleurs, les jeux de lumière. Rien d’appuyé ni de démonstratif, mais un regard attentif, simple et bienveillant, posé sur le monde.
IA1

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dimanche 6 juillet 2025

Anne Brigman - The breeze (1910)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de la photographe américaine Anne Brigman (1869–1950), figure pionnière du mouvement pictorialiste et membre du cercle fondateur de la Photo-Secession d’Alfred Stieglitz.
Née à Hawaï, elle s’installe en Californie à la fin du XIXᵉ siècle, où elle développe un travail profondément personnel, mêlant nature, symbolisme et affirmation de soi. Ses photographies - souvent réalisées dans les paysages rocheux et lumineux de la Sierra Nevada - mettent en scène des corps féminins, fréquemment le sien, dans une relation presque mystique avec les éléments.

Anne Brigman
Brigman revendiquait la liberté du corps et de l’esprit : à une époque où les femmes étaient rarement derrière l’appareil photo, elle se plaçait à la fois comme sujet et autrice, brouillant les frontières entre autoportrait, mythe et nature. Ce que j’aime dans son œuvre, c’est cette alliance rare de puissance et de douceur - un romantisme sans mièvrerie, où la lumière révèle l’union du corps et de la nature, comme une forme d’émancipation poétique.
RH8

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...