In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 14 juillet 2024

R.D. - La dernière valse du 14 juillet
(1949)
La veillée du dimanche. Deux clichés de Robert Doisneau (1912-1994), déjà publié en septembre 2008 et 2010, février et mars 2011. Combien de publications faudrait-il pour rendre justice, ne serait-ce qu'un peu, au regard unique qu'avait Doisneau pour saisir, avec tendresse et humour, les rues de Paris, les enfants joueurs, les travailleurs, les amoureux, et toute cette beauté qui échappe aux modes passagères...

R.D. - La dactylo du Vert Galant
(1946)
Il célébrait la simplicité des instants ordinaires, ces petits moments de grâce qui transforment parfois le quotidien en quelque chose d’universel ; il nous faisait croire à la possibilité d'un monde plus doux.
« Le monde que j'essayais de montrer était un monde où je me serais senti bien, où les gens seraient aimables, où je trouverais la tendresse que je souhaite recevoir. Mes photos étaient comme une preuve que ce monde peut exister. »
CT1

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dimanche 7 juillet 2024

J.E.M - The Black Brunswicker (1860)

Le vide grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre préraphaélite anglais John Everett Millais (1829-1896).
Formé à la Royal Academyil fonde en 1848, avec William Holman Hunt et Dante Gabriel Rossetti, la Confrérie préraphaélite, mouvement qui cherche à revitaliser l’art britannique en retrouvant la précision des détails et la profondeur narrative des maîtres italiens avant Raphaël. Millais explore aussi bien les sujets littéraires et historiques que la nature ou les scènes de la vie quotidienne victorienne, avec un goût marqué pour les détails et les symboles.

J.E.M. - Blow blow thou winter wind
(1892)
Les Black Brunswickers étaient, pendant les guerres napoléoniennes, une troupe d'élite levée par le duc Frédéric-Guillaume de Brunswick (1771-1815), dont la devise était "La gloire ou la mort".
C’est Kate Dickens, fille de Charles Dickens, qui posa pour ce tableau. Millais dut travailler en de multiples courtes séances : l’intimité de la scène était contraire aux conventions de l'époque, et chaque modèle dut poser séparément, un mannequin tenant la place de l’autre. Quelle main veut refermer la porte, et laquelle la maintient ouverte ?

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samedi 6 juillet 2024

Le chant des partisans
Une image et des mots. Ceci est le manuscrit original du Chant des partisans, écrit par Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon à Londres en 1943.

Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n'est pas éclairée. Les hommes sont plutôt bons que mauvais et en vérité ce n'est pas la question. Mais ils ignorent plus ou moins, et c'est ce qu'on appelle vertu ou vice, le vice le plus désespérant étant celui de l'ignorance qui croit tout savoir et qui s'autorise alors à tuer.
Albert Camus, La peste (1947)

CP1
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dimanche 30 juin 2024

Brassaï - Station de nuit (1932)

La veillée du dimanche. Deux clichés de Brassaï, déjà présenté en décembre 2009 et décembre 2013. Des pandores, et une diseuse de bonne aventure ; que nous réserve l'avenir ?
Le Hongrois Gyula Halász étudie les arts plastiques à Budapest, puis à Berlin, où il se familiarise avec les mouvements artistiques d'avant-garde, avant de s’installer à Paris en 1924, attiré par l’effervescence culturelle de la capitale française. Initialement journaliste et écrivain, il commence à pratiquer la photographie au début des années 1930.
Brassaï - La bonne aventure (1933)

Son ouvrage le plus célèbre est sans doute Paris de nuit (1933), une série de photographies qui révèle une ville à la fois poétique et mystérieuse, où se mêlent ombres, lumières et brouillard. Brassaï y capture, à la lumière des réverbères, les scènes de la vie nocturne : les rues désertes, les cafés, les prostituées, les ouvriers et les amoureux, toute une humanité que la nuit semble rendre plus secrète. Noctambule et poète visuel, il laisse derrière lui un héritage unique : celui d’un photographe capable de transformer la réalité en rêve, non par artifice, mais par la seule force du regard et par la magie de la nuit.

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