In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 4 juin 2023

A.Allinson - Harvest (1942)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et illustrateur anglais Adrian Allinson (1890-1959), formé à la Slade School of Fine Arts de Londres. Il fut l’un des membres fondateurs du Camden Town Group qui réunissait au début du XXe siècle, autour de Walter Sickert, des artistes post-impressionnistes cherchant à se libérer du cadre académique encore dominant à la Royal Academy of Arts.
A.A. - Downland Rambles, Sussex
(1950s)

La première œuvre fut reprise pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne Dig for Victory, destinée à illustrer - et encourager - l’effort de guerre britannique. destinée à encourager les Britanniques à cultiver leurs propres ressources alimentaires pour soutenir l’effort de guerre. La seconde appartient à ce que j’aime sans doute le plus dans le travail d’Allinson : ses représentations lumineuses des campagnes et des régions anglaises, réalisées notamment pour les affiches de la British Railways.

BF2
ICI

samedi 3 juin 2023

Alfred Nybom - Maud Allan (1905)
Une image et des mots. Cette belle jeune femme, depuis longtemps redevenue poussière, était une danseuse étoile, chorégraphe, pianiste et compositrice américano-canadienne. 
Maud Allan (1873-1956) se rendit célèbre pour son incarnation  de la mythique Salomé.
Pour accompagner ce portrait qu'en fit le photographe pictorialiste finlandais Alfred Nybom, voici quelques lignes de Jules Laforgue, extraites de la facétieuse évocation qu'il nous donne dans "Moralités légendaires" (1887) de la fille d'Hérodiade.

Après un sommaire abatage de théogonies, théodicées et formules de la sagesse des nations (cela du ton bref d’un chef de chœurs qui dit :
« Une mesure pour rien, n’est-ce pas ? ») Salomé reprit son garulement mystique délirant un peu, la face bientôt renversée, la pomme d’Adam sautant à faire peur — comme plus bientôt elle-même qu’un tissu arachnéen avec une âme en goutte de météore transparaissant.

Ô marées, hautbois lunaires, avenues, parterres au crépuscule, vents déclassés des novembres, rentrée des foins, vocations manquées, regards des animaux, vicissitudes ! — Mousselines jonquille à pois funèbres, yeux décomposés, sourires crucifiés, nombrils adorables, auréoles des paons, œillets chus, fugues sans rapport. On se sentait renaître inculte, jeune au delà, l’âme systématique s’expirant en spirales à travers des averses aux clameurs indubitablement définitives, pour le bien de la Terre, et compris de partout, palpé de Varuna, l’Air Omniversel, qui s’assurait si l’on était prêt.
LH2

ICI

dimanche 28 mai 2023

H.C-B. - Derrière la Gare St Lazare (1932)

La veillée du dimanche. Deux œuvres de Henri Cartier-Bresson (1908-2004), déjà présenté en août 2008. Ses photographies ont cette rare capacité à saisir, derrière l’apparente simplicité d’une scène, un geste, une émotion ou une situation qui semblent contenir quelque chose de plus vaste que l’instant lui-même.

H. C-B. - Irlande (1952)
« La photographie n'a pas changé depuis ses origines, excepté dans ses aspects techniques qui pour moi ne sont pas importants. Photographier, c'est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'œil, et le cœur. »

BH6

ICI

FM1 ICI