In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 9 octobre 2022

V.C. Ferry - Girl reading (2014)

La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain V.C. Ferry, dont je sais vraiment peu de choses, sinon qu'il vit à New York et semble se consacrer principalement à la photographie de rue et documentaire. Le peu que je connais de son travail est visible ICI ou sur sa page Facebook.

V.F. - The immigrant (2015)
« Je préfère faire l'expérience du monde d'une façon qui me connecte à la beauté de chaque jour. Lorsque je photographie, j'essaie de ne faire qu'un avec l'image, et le sentiment qu'elle véhicule. J'accorde de l'importance au fait de saisir le familier qu'il nous est permis de voir, mais que l'on ne voit jamais réellement. J'ai l'espoir de créer une oeuvre qui transmette un sentiment de paix et attire le spectateur dans le moment présent. »

JT1
ICI


dimanche 2 octobre 2022

A.K. - The renowned orders of the night (1997)

La veillée du dimanche. Deux œuvres d'Anselm Kiefer, déjà présenté en décembre 2009.
« Anselm Kiefer n'esquive rien », écrit Laurent Wolf dans Le Temps du 15 janvier 2006. « Il fait face à l'incroyable effondrement de l'espérance culturelle allemande qui, de la philosophie des Lumières, de la poésie romantique, de la musique et de la peinture – de Bach et Beethoven à Kant, Goethe, Novalis et Friedrich – conduit au triomphe d'Hitler et pose le problème de la raison et de l'héritage. »
A.K. - Lot's wife (1989)

Avec ses peintures, sculptures et installations monumentales, Kiefer explore l'histoire, la mémoire et la culture allemandes.
Ses paysages d'arbres calcinés, recouverts de cendre – « ce reste sans reste », selon Derrida – traduisent une méditation sur la ruine et la survivance. L'emploi de matériaux bruts ou symboliques – plomb, cendre, paille, verre, terre, végétaux – donne à ses œuvres une densité presque sculpturale. Souvent associé au néo-expressionnisme, Kiefer dépasse pourtant les catégories : son œuvre, traversée par la mythologie, la philosophie, la théologie et la poésie, interroge les zones sombres de l'histoire mais aussi ce qui peut encore naître après la destruction.
Chez lui, peindre n'est jamais seulement représenter. C'est travailler avec les traces, les blessures et les fragments d'un monde disparu, pour tenter d'en faire surgir une mémoire.

DG4
ICI

samedi 1 octobre 2022

Ali Asadi - Iran (2013)
Une image et des mots. Voici un cliché de l'iranien Ali Asadi, où l'on devine sous son voile le visage douloureux d'une femme, à l'occasion sans doute d' Achoura. C'est chez les chiites le jour qui commémore la mort de l'iman Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.
Pour aller avec, quelques lignes de la grande Colette extraites des Vrilles de la vigne (1908) :

Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la pantomime, même la comédie. Je veux danser nue, si le maillot me gêne et humilie ma plastique. Je veux me retirer dans une île, s'il me plaît, ou fréquenter des dames qui vivent de leurs charmes, pourvu qu'elles soient gaies, fantasques, voire mélancoliques et sages, comme sont beaucoup de femmes de joie. Je veux écrire des livres tristes et chastes, où il n'y aura que des paysages, des fleurs, du chagrin, de la fierté, et la candeur des animaux charmants qui s'effraient de l'homme... Je veux sourire à tous les visages aimables, et m'écarter des gens laids... Je veux chérir qui m'aime, et lui donner tout ce qui est à moi dans le monde : mon corps rebelle au partage, mon coeur si doux et ma liberté !
MK6

ICI

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...