| IO3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 27 juin 2021
samedi 26 juin 2021
![]() |
| King George VI, Wembley (1930s) |
Une image et des mots. L'image c'est cette photo anonyme, prise dans les années 30, qui nous donne à voir le roi George VI au comble de l'excitation dans un parc d'attractions.
Les mots sont un extrait d'un texte de Nicolas Go, intitulé Le rire philosophique et publié en 2002 dans le n°17 de la revue Le Philosophoire.
Il faut postuler la joie comme on pose un axiome mathématique, par un décret de la raison. Contre le dérisoire des réjouissances passagères, elle se doit d'être une réjouissance inconditionnelle de et à propos de l'existence. C'est ce qu'assure Clément Rosset pour qui "toute joie parfaite consiste en la joie de vivre, et en elle seule". Selon lui, le "vivre" confère à la joie toute sa perfection, sans quoi elle ne serait que virtuelle et en attente de sa propre complétude.
[....] La joie n'est pas fondée mais fondatrice. L'auteur de La force majeure la définit comme un secours qui, à l'instar de la grâce pascalienne, vient sauver du nihilisme, comme grande et unique règle, du "savoir-vivre", celui d'une vie menée en conscience et connaissance de cause. Alors même que tout concourt à nous décourager de la vie, la force paradoxale et impénétrable de la joie vient substituer aux accommodements névrotiques à la réalité - et tout spécialement celui de l'espérance -, le goût de vivre sans condition.
Sur la recherche de l'étourdissement et du vertige chez l'homme et chez l'animal, il faut lire aussi les lignes qu'y consacre Roger Caillois dans son ouvrage passionnant Les jeux et les hommes, publié en 1977 chez Gallimard.
dimanche 20 juin 2021
![]() |
| J. Ciągliński - La toilette (1909) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Jan Ciągliński (1858-1913).
Alors qu'il étudie la médecine à l'Université de Varsovie, il suit les cours de dessin de Wojciech Gerson, grande figure du réalisme polonais que je présenterai prochainement.
Il abandonne bientôt la médecine pour la peinture et poursuit sa formation à l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, avant de séjourner à Paris à partir de 1894.
Ses paysages, ses marines et ses vues urbaines témoignent de sa découverte de l'impressionnisme français, dont il retient une manière plus libre de peindre, sans jamais renoncer à sa propre sensibilité. Son parcours entre Varsovie, Saint-Pétersbourg et Paris se retrouve dans toute son œuvre.
Professeur à l'Académie impériale de Saint-Pétersbourg, il a formé plusieurs jeunes artistes russes et polonais et participé au renouveau artistique de son époque, en contribuant à l'émergence d'une peinture plus libre et plus moderne. d'une peinture plus libre et plus moderne.
dimanche 13 juin 2021
![]() |
| André de Dienes - Untitled |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe hongrois André de Dienes (1913-1985). Très tôt marqué par l’errance et la liberté, il quitte son foyer à quinze ans et traverse une grande partie de l'Europe à pied. Arrivé à Paris en 1933, il travaille d’abord pour L’Humanité, avant de partir à New York où il se fait connaître dans la photographie de mode. Mais dès qu’il le peut, il parcourt le pays, photographiant les grands espaces et les communautés amérindiennes – notamment les Apaches, les Hopis et les Navajos – avec un regard attentif et respectueux, loin de tout exotisme.
Peu à peu, il délaisse la photographie commerciale et s’installe en Californie où il développe une œuvre plus personnelle, consacrée au nu, au paysage et au mouvement (voir les belles images de Mallia Phillips dansant dans le désert). Pour de Dienes, le nu n'est pas un prétexte mais une forme d'hommage : « Every nude photograph I have ever taken was intended only to express my feeling for beauty. »
Refusant toute provocation gratuite, il revendique une photographie fondée sur le respect, l'émotion et la sincérité. Lorsqu'il rencontre une jeune Norma Jeane en 1945, elle n'est encore qu'une aspirante actrice. Fasciné par sa beauté naturelle, il réalise d'elle plusieurs séries de photographies, dont celle de Tobay Beach en 1946. C'est dans cette remarquable série que j'ai fait – difficilement – le choix de cette image.
Inscription à :
Articles (Atom)
C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
Fresque, monastère de Decani (14e) Une image et des mots. L'image, c'est un détail d'une fresque du 14e siècle représentant la ...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...




