In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 1 août 2020

(A/U)
Une image et des mots. Rien, nada, macache, oualou, que dalle, des nèfles... J'ignore le nom du photographe et l'origine de ce cliché.
Les mots que j'ai choisis sont de Patrice de la Tour du Pin, extraits de La quête de joie.

"Mais rien, rien.... Maintenant le ciel est vide et sale. [.....] Et ces meutes qui ne cessent pas d'aboyer, que voient-elles, le cou tendu dans la rafale?"
ML11

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dimanche 26 juillet 2020

F. Marc - Gerbes de grain (1907)
La veillée du dimanche. Deux oeuvres de Franz Marc (1880-1916), grande figure de l'expressionnisme allemand et co-fondateur, avec Kandinsky, du groupe Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu).
Marc voyait dans le monde animal une pureté originelle que l’homme aurait perdue ; ses chevaux, ses cerfs ou ses renards sont autant de visions spirituelles, portées par des couleurs auxquelles il attribuait une valeur symbolique : 
le bleu associé à la profondeur spirituelle, le jaune à la douceur, le rouge à la violence.

F.M. - Chevaux au pâturage (1910)
Ses toiles, comme Les chevaux bleus (1911), frappent par la force de leur simplicité : des formes de plus en plus géométriques, des couleurs éclatantes, et une volonté de s’éloigner peu à peu de la représentation fidèle du réel. On y retrouve l’influence du fauvisme et du cubisme, qui l’amène progressivement vers l’abstraction.
Sa vie fut courte : mobilisé en 1914, il meurt deux ans plus tard sur le front, à 36 ans seulement. 
 © Veilleur de Nuit – 2020
JS1

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dimanche 19 juillet 2020

P.E. - Painting with light (2013)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe et artiste urbain français Philippe Echaroux (b.1983), créateur de ce qu'il appelle le « street art 2.0 ».
Au lieu de peindre les murs, il projette des portraits ou des images lumineuses sur des bâtiments, des arbres ou d'autres éléments du paysage, créant des œuvres éphémères qui n'existent qu'à la nuit tombée.
Cette technique lui permet d'intervenir sans altérer les lieux qu'il investit. 
P.E. - The true God

En 2016, il projette ainsi sur les arbres de la forêt amazonienne les visages d’Indiens Suruí afin d’alerter sur la déforestation et la fragilité de leurs communautés, un sujet qui me tient à cœur. La lumière devient alors un message, et l’art un moyen de parler de la protection de la forêt et de ceux qui y vivent.
 © Veilleur de Nuit – 2020
KC1

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samedi 18 juillet 2020

M.Stomer - Jeune homme lisant à la chandelle (c.1640)
Une image et des mots. Matthias Stom ou Stomer (1589-1650), peintre du siècle d'or néerlandais, maître du chiaroscuro,  est un des représentants majeurs du courant caravagesque de l'École d'Utrecht. principalement incarné par Abraham Bloemaert.
Les mots auxquels j'ai pensé devant ce tableau sont de Machiavel (1469-1527) à propos de la lecture, extraits de Lettres familières.

"Le soir venu, je rentre à la maison et j'entre dans mon cabinet. Sur le seuil, je me dépouille de mon vêtement de tous les jours, couvert de fange et de boue, et je mets des habits de cour. Décemment habillé, j'entre dans les cours antiques des hommes de l'Antiquité : là, aimablement accueilli par eux, je me nourris de l'aliment qui par excellence est le mien, et pour lequel je suis né."

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