In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 21 décembre 2019

Nicolas, Londres (2019)

Une image et des mots. Un portrait de mon fils, il y a quelques jours au British Museum, Londres.

Déjà notre existence de voyants, c'est-à-dire, avons-nous dit, d'êtres qui retournent le monde sur lui-même et qui passent de l'autre côté, et qui s'entrevoient, qui voient par les yeux l'un de l'autre, et surtout notre existence d'êtres sonores pour les autres et pour eux-mêmes, contiennent tout ce qui est requis pour qu'il y ait de l'un à l'autre parole, parole sur le monde.
Merleau-Ponty, Le visible et l'invisible (1988)

DS2

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dimanche 15 décembre 2019

Ian Dryden - Beckett à Paris (1985)
Le vide-grenier du dimanche. En ce jour du 30ème anniversaire de sa disparition, voici simplement deux photos d'un de mes auteurs favoris.

(A/U) Beckett à Ussy-sur-Marne (1952)

La première a été prise par le photojournaliste écossais Ian Dryden à la terrasse d'un café parisien, la seconde dans son jardin d'Ussy-sur-Marne. Est-il en train d'expliquer par le geste sa vision du monde à un exégète? Non, il aménage son jardin avec l'aide de son frère Frank.
"Je perds la bataille avec les taupes, et les sangliers ont démoli la clôture. Je passe la plupart du temps à Ussy à tuer le temps avec la pelouse et du papier."
NC5

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dimanche 8 décembre 2019

Pierre Belhassen - New York (2012)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du français Pierre Belhassen (b.1978), déjà présenté ici le 29 mai 2016. Deux clichés pris à New York, où Pierre Belhassen a découvert la photographie, à l'occasion d'un premier voyage en 2005. Il en arpente les rues en restant attentif à la lumière, aux gestes fugaces, aux détails presque invisibles qui, pour peu qu'on y prête attention, racontent quelque chose de la ville. Sa photographie est une affaire de rythme, de sensation, d'instants saisis au vol.

P.B. - série Color walk
« C'est ici que tout a commencé, il y a une énergie unique qui circule dans cette ville. New York est définitivement un lieu de genèse pour moi. »
Les influences que revendique Pierre Belhassen sont multiples : le cinéma de Kurosawa, la littérature de Chandler et Ellroy, la peinture de Bonnard et Bacon, la musique, et bien sûr la photographie, de Robert Frank à Trent Parke, en passant par Saul Leiter ou Jonas Bendiksen... (voir juin 2013). Pierre Belhassen ne cherche pas à expliquer ce qu'il photographie ; il préfère laisser au regardeur la liberté d'y trouver son propre récit. Un regard libre et très personnel, attentif à ces instants fugaces qui donnent à une ville son rythme et son visage.
SK1

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