In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 26 octobre 2019

Anon. - Station Shell
Une image et des mots. Une photo anonyme pêchée sur le net, un néon grillé, et quelques mots de Jacques Maritain à Joan Estelric.

"Une fois déchaîné le désastre, seulement demeurent des questions individuelles, qui dépendent de la position morale et de la perspective propre de chacun. et auxquelles il serait injuste de vouloir donner une réponse universelle.
En de tels moments, chacun va, dans la nuit, là où sa conscience le porte."
MM1

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dimanche 20 octobre 2019

W. van Mieris - De rarekiek (1718)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre néerlandais Willem van Mieris (1662-1747), l'un des grands représentants des fijnschilders de Leyde dans la dernière période de l'âge d'or hollandais. Fils de Frans van Mieris l’Ancien, il hérite du style minutieux et raffiné de son père. Ses tableaux, souvent de petit format, montrent des intérieurs bourgeois, des figures élégamment vêtues, des scènes galantes ou mythologiques, le tout traité avec une finesse extrême dans le rendu des matières et des textures : soies, velours, métaux, porcelaines…

W.M. - Village avec des chevaux
Cette minutie est caractéristique des fijnschilders de Leyde, ces « peintres fins » de l'âge d'or hollandais qui travaillaient sur de petits formats avec un souci extrême du détail. J'aurai sans doute l'occasion de revenir sur Gerrit Dou, maître du père de Willem et lui-même élève de Rembrandt, et Quiringh van Brekelenkam, deux autres peintres importants de cette tradition.
Membre influent de la guilde de Saint-Luc de Leyde, qu’il dirige à plusieurs reprises, van Mieris jouit d’un certain prestige de son vivant ; il fonde en 1694, avec Jacob Toorenvliet et Carel de Moor, une académie de dessin qu’il codirigera jusqu’en 1736.
Ce style minutieux et raffiné passera peu à peu de mode face aux nouveaux courants de peinture du XVIIIᵉ siècle. Mais l’art des fijnschilders n’a jamais cessé de me fasciner, autant pour sa virtuosité technique que pour ce qu’il nous apprend sur l’environnement et les usages d’une société hollandaise alors à son apogée.
 © Veilleur de Nuit – 2019

NC4
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dimanche 13 octobre 2019

J. Delano - Utuado children (1942)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe et compositeur américain d'origine russe Jack Delano (1914-1997), déjà présenté en mai 2012.
Formé comme illustrateur à la Pennsylvania Academy of Fine Arts et comme musicien à la Settlement Music School de Philadelphie, il est surtout connu, outre son travail pour la Farm Security Administration, pour ses remarquables reportages consacrés au monde ferroviaire américain.
J.D. - Pittsburgh, PA (1940)

Installé définitivement à Porto Rico à partir de 1946, il y poursuit parallèlement une carrière de compositeur en intégrant à sa musique les traditions populaires de son pays d'adoption.
Jack Delano était profondément attaché à ceux qu'il photographiait, et disait vouloir représenter les travailleurs et les gens ordinaires avec la même compassion et la même compréhension que Van Gogh avait portées aux paysans.
« So far as I'm concerned the kind of photography I do is based on passionate concern for the human condition. That is the basis of all the work that I do ».
 © Veilleur de Nuit – 2019
HA1

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...