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| W. van Mieris - De rarekiek (1718) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre néerlandais Willem van Mieris (1662-1747), l'un des grands représentants des fijnschilders de Leyde dans la dernière période de l'âge d'or hollandais. Fils de Frans van Mieris l’Ancien, il hérite du style minutieux et raffiné de son père. Ses tableaux, souvent de petit format, montrent des intérieurs bourgeois, des figures élégamment vêtues, des scènes galantes ou mythologiques, le tout traité avec une finesse extrême dans le rendu des matières et des textures : soies, velours, métaux, porcelaines…
Cette minutie est caractéristique des fijnschilders de Leyde, ces « peintres fins » de l'âge d'or hollandais qui travaillaient sur de petits formats avec un souci extrême du détail. J'aurai sans doute l'occasion de revenir sur Gerrit Dou, maître du père de Willem et lui-même élève de Rembrandt, et Quiringh van Brekelenkam, deux autres peintres importants de cette tradition.
Membre influent de la guilde de Saint-Luc de Leyde, qu’il dirige à plusieurs reprises, van Mieris jouit d’un certain prestige de son vivant ; il fonde en 1694, avec Jacob Toorenvliet et Carel de Moor, une académie de dessin qu’il codirigera jusqu’en 1736.
Ce style minutieux et raffiné passera peu à peu de mode face aux nouveaux courants de peinture du XVIIIᵉ siècle. Mais l’art des fijnschilders n’a jamais cessé de me fasciner, autant pour sa virtuosité technique que pour ce qu’il nous apprend sur l’environnement et les usages d’une société hollandaise alors à son apogée.
© Veilleur de Nuit – 2019
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