In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 3 décembre 2017

K.T. - Parc Maruyama, Kyoto
(1936)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre japonais Koitsu Tsuchiya (1870-1949), représentant de l'école shin-hanga. Né dans une famille d'agriculteurs, il devient à quinze ans l'élève de Kobayashi Kiyochika, l'un des derniers grands maîtres de l'ukiyo-e.
K.T. - Parc Hibiya, Tokyo (1933)

Après des débuts consacrés à des thèmes militaires, notamment pendant la première guerre sino-japonaise, son œuvre s’oriente vers une vision plus personnelle : paysages et temples inspirés des racines traditionnelles de la culture japonaise. Reflets de lune, scintillement de la neige, lueurs de lampes ou brumes matinales : tout est affaire de lumière et d’atmosphère.
Aux côtés de Kawase Hasui (voir août 2012 et avril 2017), il est aujourd’hui reconnu comme l’un des grands maîtres du shin-hanga, la “nouvelle gravure” japonaise.
                                                                                 © Veilleur de Nuit – 2017

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samedi 2 décembre 2017

A. Star Reese - Jamaica & Zoe (2007)
Une image et des mots. Une photo tirée de The Urban Cave, une série documentaire entreprise en 2007 par la photographe américaine Andrea Star Reese, sur qui je reviendrai.

Pour accompagner ce cliché, quelques lignes de Julien Gracq, extraites de Liberté grande, publié chez Corti en 1946.
" ... c'est quand elle descend dans mes rêves par les cheminées calmes de décembre, s'assied près de mon lit et prend timidement ma main entre ses petits doigts pour le difficile passage à travers les paysages solennels de la nuit, et ses yeux transparents à toutes les comètes ouverts au-dessus de mes yeux jusqu'au matin."
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dimanche 26 novembre 2017

Ph. de Mazerolles - Bains publics
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et enlumineur français Philippe de Mazerolles (c.1420-1479), actif à Paris puis à Bruges au service de Charles le Téméraire pour qui il devient peintre de cour en 1467. Formé à Paris, son style s’inspire notamment de celui du Maître de Bedford (voir mai 2015), enlumineur anonyme actif dans la capitale française au début du XVe siècle. Une soixantaine de manuscrits sont aujourd’hui attribués à Philippe de Mazerolles, souvent identifié au Maître du Froissart Harley, du nom du manuscrit des Chroniques de Froissart dont est extraite la seconde illustration.

Ph. de M - Le bal des Ardents
Une soixantaine de manuscrits sont aujourd’hui attribués à Philippe de Mazerolles, souvent identifié au Maître du Froissart Harley, un manuscrit des Chroniques de Froissart d'où la deuxième illustration est extraite. Elle représente le Bal des Ardents, cette fête organisée en janvier 1393 pour distraire Charles VI – le bien-aimé cinglé – et qui tourne au drame lorsqu’un incendie embrase les costumes des participants. Quatre aristocrates de l’entourage du roi y trouvent la mort ; à la suite de quoi Charles VI déjà déséquilibré devient définitivement fou.
La première illustration, conservée à la Bibliothèque de Berlin, nous montre tout autre chose : des bains publics. Une douzaine de baigneurs, hommes et femmes, dans des cuveaux de bois, mixtes, qui collationnent en lutinant.
Deux scènes bien différentes, mais qui disent assez la richesse de ces manuscrits. L'œuvre de Philippe de Mazerolles témoigne aussi des échanges artistiques qui, à la fin du Moyen Âge, rapprochent peu à peu les ateliers français et flamands.
 © Veilleur de Nuit – 2017
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dimanche 19 novembre 2017

J.M..- J. Hendrix & B. Jones backstage, Monterey Festival
(1967)
La veillée du dimanche. 
À l’occasion de la parution aux États-Unis d’un ouvrage qui lui est consacré, dont la couverture arbore sobrement le beau symbole créé par Gerald Holtom, voici deux clichés de l’Américain Jim Marshall (1936-2010).

J.M. - Peace (2017)
Autodidacte, il commence à photographier très jeune à San Francisco et s’impose dans les années 1960-1970 comme l’un des grands photographes de la scène musicale : le dernier concert des Beatles à Candlestick Park, la guitare en feu de Hendrix, le doigt d’honneur de Johnny Cash à la prison de San Quentin, et le mythique – et malheureusement éphémère – San Francisco de Haight-Ashbury…

J.M. - Dylan Newport (1963)
Avec celui qu’a pris Lynn Goldsmith devant une vitrine de New York, ce portrait de Dylan, seul, presque de dos, dans les coulisses du festival folk de Newport, fait partie de mes préférés.

« How the fuck should I know (what I've captured) ? I was there.
I took some photographs.This is them. I don't know what it means. When I'm photographing people, I don't like to give any direction. There are no hair people fussing around, no make-up artists.
I react to my subject in their environment, and, if it's going well, I get so immersed in it that I become one with the camera.»
 © Veilleur de Nuit – 2017

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...