In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 22 juillet 2017

Frederik de Wit - Planisphaeri coeleste (c.1700)
Une image et des mots. Planisphæri cœleste, une carte céleste du cartographe hollandais Frederik de Wit (1670), et, de la même époque (c.1700), une carte du ciel des indiens Pawnee dessinée sur une peau de cerf; découverte dans le Nebraska,
elle est aujourd'hui conservée au Musée d'Histoire Naturelle de Chicago.
Les mots sont de Jack Kerouac, extraits de Seul au sommet d'une montagne (publié dans le recueil Le vagabond solitaire, 1960)

Carte du ciel des indiens Pawnee
« Thinking of the stars night after night I begin to realize. "The stars are words" and all the innumerable worlds in the Milky Way are words, and so is this world too.
And I realize that no matter where I am, whether in a little room full of thought, or in this endless universe of stars and mountains, it’s all in my mind.
There’s no need for solitude.
So love life for what it is, and form no preconceptions whatever in your mind. »
Jack Kerouac - Alone on a mountaintop (in Lonesome traveler, 1960)

***

" À force de penser aux étoiles toutes les nuits, je commence à comprendre : «Les étoiles sont des mots » et tous ces mondes innombrables de la Voie Lactée sont des mots, et notre monde en est un lui aussi.
Et je m’aperçois d’une chose : quel que soit l’endroit où je me trouve, dans une petite chambre pleine de mes pensées ou dans cet univers infini d’étoiles et de montagnes, tout est en moi.
Il n’y a aucun besoin de solitude. Il faut donc aimer la vie pour ce qu’elle est et ne se faire aucune idée préconçue quoi qu’on ait en tête."
CA1

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dimanche 16 juillet 2017

Ismo Hölttö - Oulu (1966)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe documentaire finlandais Ismo Hölttö (b.1940). Apprenti orfèvre dès l'âge de 15 ans, il suit les cours du soir de l'École d'arts appliqués de l'Université d'Aalto. 
Devenu orfèvre, il consacre son temps libre à photographier ses compatriotes, d'abord à Helsinki, puis dans les régions rurales du centre et du nord de la Finlande. 
I.H. - Hakaniemi (1960)

À vingt-deux ans, il décide d’aller plus loin : montrer une autre image de son pays, derrière la Finlande 
« belle et propre » de l’après-guerre. Ses photographies s’intéressent aux milieux populaires, aux conditions de vie difficiles et à une société où l’optimisme des premières années d’après-guerre semble déjà s’être dissipé.
Au Helsinki Camera Club il rencontre Mikko Savolainen, officier de police et photographe documentaire sensible aux questions sociales. C’est lui qui l’initie véritablement à la technique photographique. Leur amitié et leur collaboration donneront plus tard naissance à quatre ouvrages de photographie consacrés à la société finlandaise.
 © Veilleur de Nuit – 2017
RP1
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dimanche 9 juillet 2017

J Czapski - Musée (1974)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et écrivain polonais Jósef Czapski (1896-1993), figure éminente de Kultura, le célèbre magazine de l'émigration polonaise en France, et membre des Kapistes, groupe de jeunes peintres formés autour de Józef Pankiewicz, lui-même très influencé par Bonnard, les impressionnistes et les postimpressionnistes.
Né à Prague, Czapski part en 1915 étudier à Saint-Petersbourg, où il est témoin de la révolution de 1917. Après la guerre, il reprend des études artistiques à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie, dans l’atelier de Pankiewicz. En 1924, il part pour Paris avec plusieurs de ses camarades : les futurs Kapistes, qui entendent rompre avec la peinture académique polonaise. Ils y découvrent les musées, les impressionnistes et les postimpressionnistes, et notamment Cézanne.

J.C - The boy in front of de Stael
(1981)
La guerre va cependant donner à la vie de Czapski une tout autre dimension. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier par les Soviétiques et interné dans plusieurs camps. À Starobielsk, où sont détenus plusieurs milliers d’officiers polonais, il échappe au massacre de Katyn.
Transféré à Griazowiec, il donne à ses compagnons de captivité des conférences sur la littérature française et continue à dessiner. Il y découvre aussi, peut-être plus que jamais, combien le simple fait de regarder et de peindre peut être une manière de résister à l’enfermement. Libéré en 1941, il rejoint l’armée du général Anders et reçoit pour mission de rechercher les officiers disparus de Starobielsk. Il racontera cette recherche, puis ses années de guerre et ses voyages avec l’armée polonaise, dans Terre inhumaine, publié en 1949.
Après la guerre, installé en France, Czapski devient l’un des animateurs de Kultura.
Il écrit, tient son journal, témoigne, mais reprend aussi la peinture. Après avoir porté par la plume le témoignage de ceux qui avaient disparu, il revient ainsi à cette autre manière de regarder le monde qui avait été interrompue par la guerre.
 © Veilleur de Nuit – 2017
SU1
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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...