In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 24 avril 2016

A.B. - À la recherche de Kafka, Prague
La veillée du dimanche. Deux clichés de la photographe polonaise Alicja Brodowicz. Diplômée de l'Institut de Photographie Créative d'Opava, en République tchèque, elle a également étudié la littérature anglaise à l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas, et exerce le métier de traductrice.
Inspirée notamment par Sally Mann, Anders Petersen et Josef Koudelka, elle travaille entre photographie documentaire et photographie artistique.
A. Brodowicz - Sans titre

Elle s’est fait connaître avec Visual Exercises, une série de diptyques qui mettent en parallèle des fragments du corps humain et des éléments naturels – feuilles, branches, textures organiques. Un travail très personnel, où les formes humaines et celles de la nature semblent parfois se répondre.
Je suis rarement sensible à la photographie artistique ou à l’art conceptuel, et je n’entre pas vraiment dans l’univers très personnel d’Alicja Brodowicz. Cependant, les deux clichés que voici me plaisent beaucoup, notamment le premier, issu d’une série inspirée par un auteur qui m’est cher.
 © Veilleur de Nuit – 2016
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samedi 23 avril 2016

A. Dürer - Mains en prière (1508)

Une image et des mots. Ce dessin d'Albrecht  Dürer est conservé à l'Albertina Museum de Vienne, en Autriche.
Pour l'accompagner, voici quelques lignes du philosophe roumain Émile Cioran ; elles sont extraites de Disparaître en Dieu, un des chapitres de son magistral Précis de décomposition (1949)

Quel plus grand renoncement que la foi ? Il est vrai que sans elle on s'engage dans une infinité d'impasses. 
Mais tout en sachant que rien ne peut mener à rien, que l'univers n'est qu'un sous-produit de notre tristesse, pourquoi sacrifierions-nous ce plaisir de trébucher et de nous écraser la tête contre la terre et le ciel ?
Les solutions que nous propose notre lâcheté ancestrale sont les pires désertions à notre devoir de décence intellectuelle. Se tromper, vivre et mourir dupe, c'est bien ce que font les hommes. Mais il existe une dignité qui nous préserve de disparaître en Dieu et qui transforme tous nos instants en prières que nous ne ferons jamais.

BH3

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dimanche 17 avril 2016

B.R.D. - Composition (1750)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’illustratrice, peintre et aquarelliste allemande Barbara Regina Dietzsch (1706-1783). Fille du graveur et peintre paysagiste Johann-Israel Dietzsch, elle est l’aînée d’une fratrie de sept enfants qui, à l’exception peut-être de l’un d’entre eux, vont tous travailler dans les arts : graveurs, peintres ou musiciens.
Au XVIIIᵉ siècle, Nuremberg est l’un des grands centres européens de l’illustration botanique, et la famille Dietzsch y occupe une place importante. Sa sœur cadette Margareta et son frère Johann Christoph, eux aussi formés dans l’atelier paternel, travaillent aux côtés de Barbara.

B.R.D. - Salamandre (nd)
Certaines aquarelles de cette production familiale n’ont d’ailleurs pas pu être attribuées avec certitude à l’un ou l’autre de ses membres : tous travaillent avec le même soin et utilisent le fond noir caractéristique de l’école de Nuremberg. On estime néanmoins que Barbara Regina Dietzsch est l’auteur de plus d’une centaine de ces natures mortes florales.
Ses aquarelles, aujourd’hui parmi les réalisations les plus remarquables de l’école de Nuremberg, lui valent d’être considérée comme l’une des grandes illustratrices botaniques du XVIIIᵉ siècle.
 © Veilleur de Nuit – 2016

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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...