| JH1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 3 mai 2014
dimanche 27 avril 2014
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| A. Arkhipov - Les lavandières (1899) |
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| A. Arkhipov - Après le dégel (1895) |
C'est ainsi qu'il rejoint en 1890 un groupe progressiste de peintres réalistes appelé "Peredvizhniki", les Ambulants, qui depuis une vingtaine d'années sillonnent les campagnes et y présentent des expositions itinérantes, avec l'ambition de sortir l'art des salons pour l'amener dans la vie du peuple.
Ce que j’apprécie particulièrement chez Arkhipov, c’est cette alliance entre poésie et réalisme, qui donne à ses œuvres une double dimension : à la fois esthétique et documentaire.
C’est justement cette capacité à allier la beauté d'une oeuvre et un regard juste et documenté sur la vie des gens qui me touche, et que je recherche souvent dans l’art, qu’il s’agisse de peinture, de photo ou de cinéma.
dimanche 20 avril 2014
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| Jean Marquis - Dockers, Liverpool (1955) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe documentaire Jean Marquis (b.1926), fils d'Armentières, dans le Nord où il grandit dans une famille d'ouvriers et dont il a photographié la vie rude et laborieuse. Ce passé ouvrier marque profondément son regard, et son travail s'inscrit dans ce qu'il est convenu d'appeler la tradition humaniste, une photographie engagée dans la lignée de son mentor Robert Capa, mais aussi d'Henri Cartier-Bresson ou de David Seymour.
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| Jean Marquis - Sans titre |
Ses photographies racontent la France des années 1950 à 1970 : villages, campagnes, cafés, enfants qui jouent, passants qui attendent. Ce sont des images de silence et de simplicité, où perce souvent une forme d’humour tranquille, une douceur du regard empreinte de pudeur et de poésie. "La photographie, c'est le regard qu'on porte sur les gens, disait-il. Une photo, c'est avant tout une démarche, un sentiment profond, c'est de la poésie. Comme cette péniche dans les brumes matinales de la Deûle.
Un de ses clichés a été choisi par Edward Steichen pour figurer dans sa monumentale, et désormais mythique, exposition The Family of Man.
samedi 19 avril 2014
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| Jean Poyer - Livre d'heures d'Henry VIII (c.1500) |
Une image et des mots. Une illustration du peintre et enlumineur tourangeau Jean Poyer (1445-1503) et, pour aller avec, le Sonnet 116 de William Shakespeare.
Let me not to the marriage of true minds
Admit impediments; love is not love
Which alters when it alteration finds,
Or bends with the remover to remove.
O no, it is an ever-fixèd mark
That looks on tempests and is never shaken;
It is the star to every wand'ring bark
Whose worth's unknown, although his height be taken.
Love's not time's fool, though rosy lips and cheeks
Within his bending sickle's compass come.
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom:
If this be error and upon me proved,
I never writ, nor no man ever loved.
***
Qu’aucun obstacle ne vienne troubler
L’union de deux esprits fidèles ;
L’amour n’est pas l’amour
S’il change lorsque l’autre change,
Ou s’il fléchit quand on veut l’en détourner.
Non ! L’amour est un phare immuable,
Qui voit la tempête sans jamais trembler ;
C’est l’étoile de tout vaisseau errant,
Dont on mesure la hauteur, non la valeur.
L’amour n’est point le jouet du temps,
Bien que lèvres et joues roses
Tombent sous sa faucille courbée ;
L’amour ne change pas avec les jours qui passent,
Mais il résiste jusqu’à la fin des temps.
Si je me trompe et qu’on me le prouve,
Alors je n’ai jamais écrit,
Et nul homme n’a jamais aimé.
dimanche 13 avril 2014
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| Bruno Réquillart - Seascape 1 (1970s) |
Deux clichés du français Bruno Réquillart (b.1947), photographe du silence, du retrait et des formes discrètes du vivant.
« J’essaie de photographier ce qui n’attire pas le regard », disait-il dans un entretien.
Issu d’une formation scientifique, Bruno Réquillart s’est tourné vers la photographie au tournant des années 1980.
Son travail, souvent en noir et blanc, s’inscrit dans une veine rigoureuse, minimaliste, presque contemplative.
Il photographie des paysages, des visages, des fragments d’objets ou d’architectures, mais toujours avec cette attention portée à la lumière, à la matière, à ce qui, dans l’ombre ou le détail, raconte plus que ce qui s’impose d’emblée au regard.
Après avoir documenté l'atmosphère libertaire soixante-huitarde, il se tourne vers la photographie plus conceptuelle d'objets du quotidien urbain. Ce sera le cas, par exemple, avec sa série Constats : poteaux, panneaux publicitaires, rideaux métalliques, troncs d'arbres.....; c’est peut-être là que réside sa force : faire surgir une beauté muette des choses ordinaires, nous rappeler que le visible n’épuise jamais tout ce qu’il y a à voir.
Il s'adonne ensuite à la peinture et en 1992 fait don à l'État de tous ses négatifs et tirages, comme l'avait fait avant lui, en 1979, Jacques-Henri Lartigue.
Il revient à la photographie au début des années 2000 en se consacrant principalement aux paysages parisiens.
"Certaines photographies, je ne sais plus lesquelles mais je me souviens de la sensation, sont nées d'un brusque retournement. Comme si une présence, dans mon dos, m'appelait : c'était une photo."
Il revient à la photographie au début des années 2000 en se consacrant principalement aux paysages parisiens.
"Certaines photographies, je ne sais plus lesquelles mais je me souviens de la sensation, sont nées d'un brusque retournement. Comme si une présence, dans mon dos, m'appelait : c'était une photo."
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