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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 3 mai 2014
dimanche 27 avril 2014
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| A. Arkhipov - Les lavandières (1899) |
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| A.A - Après le dégel (1895) |
C'est ainsi qu'il rejoint en 1890 les "Peredvizhniki" – les Ambulants –, groupe progressiste de peintres réalistes qui sillonnent depuis une vingtaine d’années les campagnes russes pour y organiser des expositions itinérantes, avec l’ambition de sortir l’art des salons et de le confronter directement à la vie du peuple.
Ce que j’apprécie particulièrement chez Arkhipov, c’est la manière dont poésie et réalisme se rejoignent dans son œuvre, et lui donnent une dimension à la fois esthétique et documentaire. C’est cette alliance entre beauté et justesse du regard sur la vie ordinaire – entre autres choses, bien sûr – que j’aime retrouver dans la peinture, comme dans la photographie et le cinéma.
dimanche 20 avril 2014
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| S. Leiter - From the El (1955) |
Deux images qui illustrent deux aspects de son travail : son goût pour les cadrages qui brouillent l’espace et les perspectives, et son usage presque expressionniste des vitres embuées, des reflets instables et des transparences fragiles des devantures de magasins et des bars.
« Je suis sensible à une certaine ambiguïté dans la photographie, ne pas être certain de ce que l’on voit... Lorsqu’on ne sait pas pourquoi le photographe a pris une photographie, que l’on ne sait pas pourquoi on la regarde, et puis subitement, on découvre quelque chose, on se met à voir. J’aime cette confusion. »
Parmi ses œuvres, Exacta compte parmi celles que je préfère. Elle nous plonge dans l’East Village, au cœur de New York, mais dans un monde qui ressemble à un espace intermédiaire, flou, indécis, que le titre, avec une ironie discrète, semble aussitôt contredire.
« Je photographie dans mon quartier. Je crois que des choses mystérieuses arrivent dans des endroits familiers. Il n'est pas toujours nécessaire d'aller à l'autre bout du monde.»
samedi 19 avril 2014
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| Jean Poyer - Livre d'heures d'Henry VIII (c.1500) |
Une image et des mots. Une illustration du peintre et enlumineur tourangeau Jean Poyer (1445-1503) et, pour aller avec, le Sonnet 116 de William Shakespeare.
Let me not to the marriage of true minds
Admit impediments; love is not love
Which alters when it alteration finds,
Or bends with the remover to remove.
O no, it is an ever-fixèd mark
That looks on tempests and is never shaken;
It is the star to every wand'ring bark
Whose worth's unknown, although his height be taken.
Love's not time's fool, though rosy lips and cheeks
Within his bending sickle's compass come.
Love alters not with his brief hours and weeks,
But bears it out even to the edge of doom:
If this be error and upon me proved,
I never writ, nor no man ever loved.
***
Qu’aucun obstacle ne vienne troubler
L’union de deux esprits fidèles ;
L’amour n’est pas l’amour
S’il change lorsque l’autre change,
Ou s’il fléchit quand on veut l’en détourner.
Non ! L’amour est un phare immuable,
Qui voit la tempête sans jamais trembler ;
C’est l’étoile de tout vaisseau errant,
Dont on mesure la hauteur, non la valeur.
L’amour n’est point le jouet du temps,
Bien que lèvres et joues roses
Tombent sous sa faucille courbée ;
L’amour ne change pas avec les jours qui passent,
Mais il résiste jusqu’à la fin des temps.
Si je me trompe et qu’on me le prouve,
Alors je n’ai jamais écrit,
Et nul homme n’a jamais aimé.
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