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| Bruno Réquillart - Seascape 1 (1970s) |
« J’essaie de photographier ce qui n’attire pas le regard », disait-il dans un entretien.
Noir et blanc, cadrages sobres, économie de gestes : formé aux sciences avant de se tourner vers la photographie au tournant des années 1980, Réquillart inscrit son travail dans une rigueur minimaliste, presque contemplative.
Il photographie des paysages, des visages, des fragments d’objets ou d’architectures, mais toujours avec cette attention portée à la lumière, à la matière, à ce qui, dans l’ombre ou le détail, raconte plus que ce qui s’impose d’emblée au regard.
Après avoir documenté l'atmosphère libertaire soixante-huitarde, il se tourne vers la photographie plus conceptuelle d'objets du quotidien urbain. Ce sera le cas, par exemple, avec sa série Constats : poteaux, panneaux publicitaires, rideaux métalliques, troncs d'arbres.....; c’est peut-être là que réside sa force : faire surgir une beauté muette des choses ordinaires, et suggérer que le visible ne se livre jamais entièrement d’un seul coup, mais par fragments, par reprises successives.
Il se tourne ensuite vers la peinture, et en 1992 fait don à l’État de l’ensemble de ses négatifs et tirages, à la manière de Jacques-Henri Lartigue en 1979. Il revient à la photographie au début des années 2000, en se consacrant principalement aux paysages parisiens.
« Certaines photographies, je ne sais plus lesquelles mais je me souviens de la sensation, sont nées d'un brusque retournement. Comme si une présence, dans mon dos, m'appelait : c'était une photo.»
« Certaines photographies, je ne sais plus lesquelles mais je me souviens de la sensation, sont nées d'un brusque retournement. Comme si une présence, dans mon dos, m'appelait : c'était une photo.»


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