In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 2 mars 2014

A. Kobzdej - Patience (1956)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre polonais Aleksander Kobzdej (1920-1972). Il entreprend en 1939 des études d’architecture à Lviv, les poursuit à l’Institut polytechnique de Gdansk, avant de rejoindre finalement l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie. Ses débuts, encore proches du post-impressionnisme, laissent bientôt place, dans les années 1950, à une adhésion au  réalisme socialiste dont il se montrera un digne représentant, avec notamment son oeuvre la plus iconique, Podaj cegle (Passe-moi une brique, 1949).

A.K. - Fabricants de briques (1953)
Il s’en détache ensuite pour explorer des voies plus personnelles, vers l'abstraction et la peinture matiériste. Pour cette publication, je reste à sa facette figurative avec deux toiles qui me plaisent particulièrement : notamment Pasjans (1956), une scène apaisée et intime que sa délicatesse distingue de ses œuvres engagées ou abstraites.

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samedi 1 mars 2014

Pitman's shorthand manual (1927)
Une image et des mots. L'illustration est tirée de l'édition de 1927 du manuel de sténographie Pitman. 
Ce système phonétique d'écriture pour la langue anglaise a été présenté pour la première fois par Isaac Pitman en 1837. Les symboles n'y représentent pas des lettres mais des sons.
Les mots sont un extrait du petit livre publié en 2010 par le psychanalyste François Gantheret, La nostalgie du présent.

Il ne faisait [...] que retrouver le plus commun et le plus terrifiant de la condition humaine, l'imposture inhérente au fait d'être dans un monde de signes et signe soi-même, dans un monde qui double le monde "réel" comme la carte inventée par le génie de Borgés, celle qui, à l'échelle 1/1, recouvre point pour point, dans sa facticité, le pays qu'elle représente. C'est dans la fortuite déchirure de la carte que peut apparaître le sol, que le pied nu peut sentir la fraîcheur de l'herbe ou la brûlure du sable et qu'il se sait lui-même nu et sensible et participant sensuellement de ce monde duquel le sépare le langage.

FS3
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dimanche 23 février 2014

H. Rutherford - Rainy day in Hyde
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre anglais Harry Rutherford (1903-1985), l'un des maîtres de la Northern School de L.S. Lowrydont l'oeuvre porte témoignage des mutations post-industrielles de l'Angleterre du nord-ouest.
H.R. - Sunday afternoon (1926)

Natif de Denton, une bourgade du Grand Manchester, il étudie à la Hyde School of Art, puis à la Manchester School of Art où L.S. Lowry et lui ont comme professeur le peintre impressionniste français Pierre Adolphe Valette.
En 1925, il s'inscrit aux classes d'art de Walter Sickert, qui va le considérer comme son héritier et dont il restera un disciple toute sa vie. Rutherford appartient à cette génération discrète mais tenace, attachée à traduire le quotidien sans emphase, avec un œil juste et sensible. Peintre du Nord industriel, il s'attache aux gestes simples, aux ambiances de rue, aux lumières pâles et aux silhouettes anonymes. Un réalisme pudique, sans pathos, mais pas sans émotion.

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...