In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 9 juin 2013

Karine Romanelli - Je dérape (2011)
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres de Karine Romanelli, dont je ne sais pas grand-chose sinon qu’elle est née en 1971 et vit aujourd’hui en région parisienne.
Elle travaille le collage numérique, qu’elle imprime sur toile ou sur papier, en mêlant photographie, architecture, design et peinture. Elle juxtapose des fragments urbains, des figures féminines, des images issues de la publicité ou de l’histoire de l’art, dans des compositions très construites, à la fois graphiques et ludiques.

K.R. - Après la pluie (2012)
Karine Romanelli se situe dans une filiation avec le surréalisme et le photomontage du XXe siècle, mais dans une forme plus légère, moins critique que décorative. Côté technique, ce n’est plus le collage à l’ancienne, tel que je l’ai découvert adolescent avec Jacques Prévert : les outils ont changé, mais le plaisir du rapprochement d’images demeure. J’aime toujours ce jeu de rencontres entre des images venues d’univers différents, cette façon de les associer pour leur faire dire autre chose.
Et puis comme le rappelait Max Ernst avec malice : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage. »
Pour en savoir plus sur le travail de Karine Romanelli, c’est ICI.
RL1

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dimanche 2 juin 2013

Jonas Bendiksen - El Valle, Caracas (2007)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photo-journaliste norvégien Jonas Bendiksen (b.1977), membre de l’agence Magnum Photos depuis 2004. À dix-neuf ans, il rejoint l’agence comme stagiaire à Londres avant de partir vivre plusieurs années dans les marges de l’ex-URSS.
De cette expérience naîtra Satellites, un premier livre remarqué consacré aux micro-républiques post-soviétiques, où il mêle regard documentaire et attention aux récits qui façonnent ces territoires oubliés.

J.B. - Laxmi Chawl, Mumbai (2006)
Mais les deux clichés choisis aujourd'hui appartiennent à sa série "The places we live", et parlent de l’enfance dans les bidonvilles. Plutôt que de rechercher le spectaculaire ou la misère, Bendiksen montre des vies concrètes, des visages, des intérieurs.
Le premier cliché a été pris dans les ranchitos de El Valle, sur les collines qui entourent Caracas ; le second à Laxmi Chawl, dans le quartier de Dharavi, immense ensemble de bidonvilles de Bombay. Les deux figurent dans son beau livre The places we live, publié en 2008 par Aperture.
Photography is about storytelling. It's about connecting with people and sharing experiences.
Pour découvrir le travail de Jonas Bendiksen, c'est ICI.
VU1

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samedi 1 juin 2013

William Turner - Stonehenge, twilight (c.1840)
Une image et des mots. Pour fêter le solstice, il fallait bien Stonehenge.
Le voici (à l'aube ou au crépuscule?) par l'aquarelliste William Turner (1789-1862), dit William Turner of Oxford, pour le différencier du célébrissime - et éblouissant - Joseph Mallord William Turner.
Et puisque le temps, comme l'écrivait Charles d'Orléans, "a laissé son manteau de vent, de froidure et de pluie", voici pour célébrer l'arrivée de l'été ce court poème d' A. Rimbaud :

Sensation.

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

FL2
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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...