In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 1 juin 2013

William Turner - Stonehenge, twilight (c.1840)
Une image et des mots. Pour fêter le solstice, il fallait bien Stonehenge.
Le voici (à l'aube ou au crépuscule?) par l'aquarelliste William Turner (1789-1862), dit William Turner of Oxford, pour le différencier du célébrissime - et éblouissant - Joseph Mallord William Turner.
Et puisque le temps, comme l'écrivait Charles d'Orléans, "a laissé son manteau de vent, de froidure et de pluie", voici pour célébrer l'arrivée de l'été ce court poème d' A. Rimbaud :

Sensation.

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

dimanche 3 avril 2011

J.M.W.T. - Norham Castle, sunrise (1845)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre, graveur et aquarelliste anglais Joseph Mallord William Turner (1775-1851), surnommé de son vivant "le peintre de la lumière".
Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, où il expose dès l’âge de 15 ans, Turner voyage très tôt en France, en Suisse et en Italie. Immense figure du romantisme britannique et précurseur de la peinture moderne, il consacra une grande partie de sa vie à observer ce qui change sans cesse : le ciel, la mer, la brume, les reflets, les effets fugitifs du soleil ou de la pluie.
The Sun is God, aurait-il dit sur son lit de mort.
J.M.W.T. - Snow storm (1842)
Turner ne cherche pourtant pas seulement à peindre la lumière : 
il cherche à peindre ce que la lumière fait au monde. Les contours vacillent, les couleurs se répondent, la matière même de la peinture semble parfois se confondre avec ce qu’elle représente.
Ses marines et ses paysages exerceront une profonde influence sur les impressionnistes, notamment Monet, qui admirait ses ciels changeants, ses brumes et ses reflets sur l’eau.
« Ses tableaux n’ont pas de limites, ils sont d’une infinie profondeur », écrit Delacroix. Henry James voyait, lui, dans chaque toile de Turner une bataille, un combat de la lumière contre l’obscurité, mené sur les champs du ciel.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...