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| BH2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 5 mai 2013
samedi 4 mai 2013
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| K-E.J. - Aland sailors playing cards |
"Le capitaine ferma le livre des voyages. Il se leva, et regarda la boussole. Dans son instable boîte de frêne blond, l'aiguille se mouvait avec diligence, comme une abeille sans piqûres.
Il sortit. Un peu de malaise battait à ses tempes malsaines. À ce moment, le petit mousse Johan passait en courant. [.....]
- Dis-donc Johan, de quelle couleur est la Dame de Trèfle?
- Bleue, dit l'enfant avec une voix bleue.
Il s'en alla, dans la nuit. Les haubans de bâbord gémissaient au clair de lune. On entendait, de toutes parts, les soupirs des caravelles mortes. À la barre, le père Capille toussait avec continuité. Parfois quelque voile haletait. Là-haut, sur le gaillard d'avant, on voyait un grand matelot blanc qui, la barbe lunaire et la main gauche à la braguette, du haut des bastingages pissait dans l'océan."
dimanche 28 avril 2013
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| R.M. - L'empire des lumières (1954) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967). Il abandonne ses études en 1915 et entre l’année suivante à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où étudie également Paul Delvaux.
Très tôt, il découvre le milieu dadaïste puis à Camille Goemans et Édouard Mesens. La rencontre décisive est celle du Chant d'amour de Giorgio de Chirico, dont il dira : « Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois. »
Dans ces années de formation, Magritte participe à l’effervescence des revues et des groupes surréalistes belges, aux côtés notamment de Louis Scutenaire et Irène Hamoir. Mais très vite, il s’éloigne de l’onirisme diffus pour construire un langage d’une grande clarté visuelle : des images presque neutres en apparence, où surgissent des décalages subtils qui fissurent le réel. « Peindre, disait-il, c’est voir le monde autrement. »
De 1927 à 1930, Magritte séjourne en France, et il y rencontre les Surréalistes français, mais cela se terminera par une brouille provoquée par Breton. La liberté, c'est la possibilité d'être, et non l'obligation d'être.
dimanche 21 avril 2013
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| C. Mydans - Texas (1937) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Carl Mydans, dont les titres complets sont Daughter of migrant workers in Raymondville, Texas, et Marketplace in New Orleans, Louisiana. Pionnier du photojournalisme, Mydans est connu pour ses reportages sur la Seconde Guerre mondiale – notamment dans le Pacifique, de la chute de Manille à la reddition du Japon – ainsi que sur de nombreux conflits et événements majeurs du XXᵉ siècle, de la guerre de Corée et du Vietnam au Civil Rights Movement aux États-Unis.
Il débute sa carrière à la Farm Security Administration, un organisme créé dans le cadre du New Deal de Roosevelt pour documenter la vie des paysans américains frappés par la Grande Dépression.
Cette expérience marque durablement son approche : un regard attentif aux situations sociales, mais aussi à la dignité des personnes photographiées.
« I don’t believe in just taking a picture, I believe in telling a story », résume-t-il.
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