In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 19 août 2012

J.F. - Three wine glasses (1977)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'Américaine Janet Fish (b.1938), née à Boston dans une famille d’artistes – elle est notamment la petite-fille de l’impressionniste Clark Voorhees. Elle étudie au Smith College puis à Yale, où elle a pour professeur Alex Katz, qui fera lui aussi l’objet d’une publication. À la fin des années 1960, elle s’éloigne de l’expressionnisme abstrait dominant à Yale, auquel elle se sent étrangère, pour retrouver ce qu’elle appelle la 
« présence physique des objets ». Elle commence à peindre à l'acrylique, qui lui permet de superposer des couleurs vives, des choses très simples : verres, bouteilles, fruits emballés, tissus colorés. Mais plus que les objets eux-mêmes, ce qui l'intéresse c'est la lumière qui les traverse, les reflets, les transparences et les couleurs qui se superposent.
J.F. - Yellow glass bowl (2007)

C'est ce qu'illustrent les deux œuvres que j'ai choisies.
Trois verres et un saladier deviennent ainsi un jeu de lumière et de transparences, où l'on ne sait parfois plus très bien où finit l'objet et où commence son reflet.
« I'm interested in the relationship between color and light.
Color is the language of painting. I love to paint the beauty and the sensuousness of things. Painting is a way of celebrating life.»

TD2
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dimanche 12 août 2012

David Hockney - The splash (1966)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de David Hockney (b.1937), peintre, dessinateur, graveur et photographe britannique né à Bradford. Formé au Royal College of Art de Londres, il s'y fait remarquer très tôt par un style libre, coloré, plein d'humour et nourri de références à la culture populaire. Il devient dans les années 1960 l'une des figures du Pop art britannique, avant de trouver en Californie un univers qui va profondément marquer sa peinture : la lumière, les piscines, les maisons modernes, les couleurs éclatantes. 
The Splash, peint en 1966, appartient à cette période. La scène semble presque vide : une piscine, une maison, un plongeoir et, au centre, l'éclaboussure laissée par un nageur que l'on ne voit pas. Tout se passe dans cet instant où quelqu'un vient de plonger dont il ne reste que la trace. Hockney s'intéresse alors beaucoup à la manière de peindre l'eau et les mouvements fugitifs, avec une peinture à l'acrylique qui lui permet des couleurs nettes et franches.

D.H. - Garrowby Hill (1998)
Trente-deux ans plus tard, Garrowby Hill nous ramène très loin de la Californie, dans le Yorkshire de son enfance. Le paysage est cette fois le sujet lui-même : une route sinueuse, des champs, des collines, quelques arbres, mais surtout une étonnante construction de l'espace et une profusion de couleurs. Hockney ne cherche pas à reproduire fidèlement le paysage : il le réorganise pour nous donner une autre manière de le regarder.
« I prefer living in colour
Hockney s’intéresse également aux outils de représentation. En 2001, il publie chez Seuil Savoirs secrets. Les techniques perdues des Maîtres anciens, un essai dans lequel il défend l'idée que certains peintres de la Renaissance auraient utilisé des instruments d’optique pour affiner leur réalisme.
Entre ces deux tableaux et l'écriture de son livre, plus de trente années ont passé, mais une même curiosité demeure : comment la peinture s'y prend-elle pour nous faire voir le monde ?
BD4

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dimanche 5 août 2012

Vladimir Lagrange - Demain matin (1969)
La veillée du dimanche. Deux clichés du Russe Vladimir Lagrange (b.1939), dont l'œuvre accompagne le dégel soviétique dans les années 1960. Les photographies officielles de travailleurs souriants, soigneusement mises en scène et conformes aux exigences de la propagande, commencent alors à laisser place à des images plus proches de la vie réelle. Lagrange est l’un de ceux qui vont donner un visage à ce changement. Engagé à vingt ans comme photojournaliste à TASS, il photographie les métallurgistes, les pilotes, les mineurs, les médecins, les agriculteurs, mais aussi les passants et ses proches ; des gens ordinaires qui travaillent, jouent, s’aiment.
V.L. - Nous vivions ainsi
(1960)

« L'esprit d'une époque s'incarne bien plus dans les gens que dans les images stéréotypées d'événements politiques ».
Ses photographies racontent ainsi moins les grands événements que le quotidien d'une société en train de changer. Elles témoignent aussi d'une évolution de la photographie soviétique qui n'est pas sans écho avec ce qui se passe alors en Occident, notamment avec le développement de la photographie humaniste et le travail de jeunes photographes de Magnum.
NC2
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