In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 16 avril 2017

H. Kawase - Côte de Nishiki
La veillée du dimanche. Deux œuvres du japonais Hasui Kawase, représentant majeur du mouvement Shin-hanga, déjà présenté ici en janvier 2012. Formé à Tokyo, il étudie d'abord la peinture occidentale avant de se tourner vers la gravure sur bois, sous l'influence de maîtres comme Kobayashi Kiyochika. Il se consacre alors presque exclusivement au paysage, auquel il confère une atmosphère d'une grande délicatesse, faite de pluie, de neige, de brume et de clairs de lune.
H.K. - Iles Tsukimo (1922)

Publié sous l'égide du grand éditeur Watanabe Shōzaburō, son œuvre abondante renouvelle au XXᵉ siècle la tradition japonaise du paysage gravé, dont Hiroshige et Hokusai sont les figures les plus célèbres. Hasui est d'ailleurs tenu pour l'un des plus grands paysagistes de l'estampe japonaise.
« Je ne peins pas des impressions subjectives, je peins la réalité. Je ne peux pas falsifier, mais je peux simplifier. » En 1956, le gouvernement japonais le désigne Trésor national vivant.
 © Veilleur de Nuit – 2017

dimanche 15 janvier 2012

H.K. - Neige d'été à Kiyomisu (1932)
La veillée du dimanche. Deux estampes du japonais Hasui Kawase (1883-1957), l’un des grands représentants du Shin-hangamouvement qui renouvelle au XXe siècle l’art traditionnel de l’estampe japonaise. Honoré du titre de Trésor national vivant en 1956, il est particulièrement célèbre pour ses paysages nocturnes, sous la pluie ou la neige, souvent déserts.
Le shin-hanga reprend certains codes de l’ukiyo-e (que l’on peut traduire par « images du monde flottant »), dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans ce blog.
 
H.K. - Dogashima Island (1937)
« Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable […], c’est ce qui s’appelle ukiyo », écrit en 1665 l’écrivain et prêtre bouddhiste Asai Ryōi dans les Contes du monde flottant.
Pourtant ce n'est pas le zazen qui a éveillé mon goût pour l'estampe, ce sont les Aventures de Tintin et Milou. Peut-être Hergé avait-il hérité sa "ligne claire" des maîtres de cet art au nom si poétique.

FM1 ICI