In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
Affichage des articles dont le libellé est shin hanga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est shin hanga. Afficher tous les articles

dimanche 15 janvier 2012

H.K. - Neige d'été à Kiyomisu (1932)
La veillée du dimanche. Deux estampes du japonais Hasui Kawase (1883-1957), l’un des grands représentants du Shin-hangamouvement qui renouvelle au XXe siècle l’art traditionnel de l’estampe japonaise. Honoré du titre de Trésor national vivant en 1956, il est particulièrement célèbre pour ses paysages nocturnes, sous la pluie ou la neige, souvent déserts.
Le shin-hanga reprend certains codes de l’ukiyo-e (que l’on peut traduire par « images du monde flottant »), dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans ce blog.
 
H.K. - Dogashima Island (1937)
« Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable […], c’est ce qui s’appelle ukiyo », écrit en 1665 l’écrivain et prêtre bouddhiste Asai Ryōi dans les Contes du monde flottant.
Pourtant ce n'est pas le zazen qui a éveillé mon goût pour l'estampe, ce sont les Aventures de Tintin et Milou. Peut-être Hergé avait-il hérité sa "ligne claire" des maîtres de cet art au nom si poétique.

dimanche 2 janvier 2011

Koho Shoda - Lac Biwa (1910)
La veillée du dimanche. Deux gravures sur bois du peintre et graveur japonais Koho Shoda (1871-1946), un représentant du mouvement Shin-hanga - dans lequel l’artiste réalise le dessin tandis que la gravure et l’impression sont confiées à des artisans spécialisés. On sait peu de choses de sa vie, ce qui n’est pas rare pour certains artistes japonais de cette période.

K. S. - Mer au clair de lune
(1910)
Le Shin-hanga, initié par l’éditeur Watanabe Shōzaburō, renouvelle alors l’estampe traditionnelle en y introduisant certains procédés occidentaux, notamment dans le traitement de la lumière, des ombres et de la perspective.
La pluie, la neige, les rues nocturnes, les paysages enveloppés de brume : ces estampes recherchent moins le pittoresque que le climat d’un instant et le sentiment qu’il fait naître.
« Les âmes, disait Alfred de Vigny, ont leur monde. »

FM1 ICI